Archive | 01/03/2016

Nouvelle Menace pour Notre Europe ?

alger

Alger !

Le régime du moindre mal en Algérie.

Dans un récent entretien au « Figaro », l’écrivain algérien « Boualem Sansal » met en garde contre la nouvelle bombe à retardement que pourrait être à ses yeux son pays.
Pour l’auteur de 2084, son économie est à l’image du président « Bouteflika », à bout de souffle.
L’effondrement du cours du baril de brut et l’avènement sur le marché de l’énergie du gaz de schiste pourraient  devenir des éléments déstabilisateurs dans un pays où la paix sociale s’achète à coups de subventions gouvernementales et de fines manœuvres politiques consistant à entretenir la peur du terrorisme dans la population.
Mais cette paix coûte cher et l’économie du pays montre des signes de faiblesse.

L’Algérie tire du gaz et du pétrole 98% de ses revenus en devises et 60% de ses recettes budgétaires.
Pour un budget à l’équilibre, le court du baril de brut doit avoisiner les 90 dollars.
Pourtant, de 148 dollars en juillet 2008, il a atteint les 26 dollars en janvier 2016.
Seul le marché du gaz, moins mondialisé, semble résister.
Mais les contrats à long terme avec les Européens ne tiennent que jusqu’en 2018.
Des contrats qui pourraient ne pas être renouvelés au même prix.
Conséquence :
Depuis 2014, les réserves en devises fondent comme neige au soleil.
Et l’année 2016 devrait mettre à rude épreuve une économie qui n’a pas su prévoir l’après-pétrole.
De 0,4% en 2013, le déficit budgétaire devrait atteindre 11% cette année !
Or, si l’Etat peut faire fonctionner la planche à billets pour ce qui est de sa propre monnaie, l’économie du pays reste fortement dépendante des importations en dollars, même pour certains produits alimentaires.

En attendant que le prix du brut remonte

Le plan du gouvernement pour sortir de cette impasse ?
Quelques mesures d’austérité, en attendant que le prix du baril de brut remonte.
La politique n’est pas nouvelle.
Depuis la nationalisation de ses richesses pétrolières le 24 février 1971, plusieurs crises ont frappées le pays.
En 1985-1986, l’effondrement des prix du brut avait provoqué une grave crise économique, et une explosion du chômage, déterminantes dans les événements d’octobre 1988 qui firent, selon le bilan officiel, 169 morts. Les années qui suivirent resteront gravées dans toutes les mémoires :
si le FLN arrive à sortir de la crise au prix du renoncement à son statut de parti unique, la victoire des islamistes aux municipales du 21 juin est la divine surprise.
Très vite, le FLN « inadapté à l’Algérie moderne » change de statut :
Il était un mal, il devient un moindre mal, un principe qui caractérisera la stratégie du pouvoir pendant la dizaine d’années de guerre civile.

Ce n’est qu’au début des années 2000 que le cours du brut permet à l’Algérie d’investir.
De grands chantiers d’infrastructures et de logements sont lancés, la dette extérieure accumulée est remboursée et les réserves de changes se densifient.
Mais l’industrie peine malgré tout à se développer.
De nouveau l’Etat choisit la solution de facilité :
Arroser la population de subventions, au lieu de tenter de construire une économie plus diversifiée, riche en emplois variés et productrice de valeur ajoutée importante.
En 2011, lors des printemps arabes, l’Algérie reste à l’écart.
Les subventions sur l’électricité,  l’essence et le pain associées à des rappels constants au chaos qui guette, apparaissent toujours efficaces.
Seulement, l’affaiblissement de son économie risque d’ébranler le « contrat national algérien ». Désormais,  la monnaie nationale a perdu presque 30% de sa valeur par rapport au dollar, l’inflation sévit, et le pouvoir d’achat dégringole.

Le pays face à un gouffre

Il semble que nous découvrions l’ampleur du gouffre devant lequel pourrait se trouver l’Algérie.
Les Algériens, eux, sont déjà lassés des discours alarmistes des médias nationaux.
Habilement, le gouvernement algérien résiste au réflexe de censure et, au contraire, laisse la presse râler et annoncer l’apocalypse.
Exactement comme le gouvernement l’a fait dans la lutte contre le terrorisme islamiste des années 1990, les responsables algériens croient qu’il est plus facile de faire peur aux masses que de gagner leurs cœurs.
Pour le pouvoir en place, il ne s’agit surtout pas de diminuer la violence mais de l’encourager jusqu’à ce que le régime honni apparaisse une nouvelle fois comme un moindre mal (si cela ressemble à la stratégie d’Assad en Syrien, ce n’est pas par hasard…).

Même logique en œuvre aujourd’hui :
Au lieu de raconter des mensonges à la manière « soviétique » sur les performances censément merveilleuses de l’économie nationale, laissons parler les medias et les gens et insinuons qu’essayer de changer le « statu quo » actuel ce serait ouvrir les portes de l’enfer – économique et sécuritaire.
Dans ce contexte, comment les citoyens algériens pourraient-ils contester un régime considéré comme un rempart contre le terrorisme intérieur et extérieur ?
(les officiels rappellent les menaces du Sahel comme de la Tunisie et la Libye).
Un régime qui apparaît même comme le garant d’un minimum de stabilité politique et économique, sans parler d’une certaine liberté (la presse critique le gouvernement presque librement et les livres de « Boualem Sansal » se vendent dans les librairies du pays).

Néanmoins, pour l’auteur du « Serment des barbares », le risque de dérive est bien réel :

« Le scénario d’une escalade de la terreur sur le modèle syrien me paraît tout à fait crédible »,

annonce-t-il sans détour.
Et de préciser :

« S’il se sent débordé, il fera tirer sur la population.
Si cela ne suffit pas, il internationalisera l’affaire en y mêlant les islamistes. »

Le parallèle avec la Syrie est certes efficace médiatiquement, mais résiste-t-il à l’analyse ?
La première différence de taille est qu’une nation algérienne existe tandis que la Syrie pâtit essentiellement de l’absence d’une nation syrienne.
La mythologie algérienne réside dans le fait qu’un peuple a pris son destin en main.
Rien de commun avec celle de la Syrie, de la dynastie des « Al-Assad » et de sa logique ethno-confessionnelle. Le pouvoir algérien a, lui, toujours su ouvrir et offrir des soupapes de sécurité, laisser des espaces de libertés allant, comme en 1988-1990, jusqu’à des sacrifices politiques majeurs (le renoncement au parti unique et le passage au multipartisme).
Voilà des stratégies jamais employées en Syrie.
En revanche, comment contredire « Boualem Sansal » lorsqu’il prévoit que :

« l’Europe sera confrontée à un mouvement migratoire de masse qu’elle ne pourra pas maîtriser » ?

Qu’il s’agisse d’un scénario catastrophe ou d’une « simple » crise économique et politique comme l’Algérie en a déjà connue, trop de jeunes algériens (mais aussi marocains et tunisiens) pensent que la mer Méditerranée est le seul obstacle qui les séparent d’un avenir décent.

Céline Revel-Dumas

http://www.causeur.fr   du 29/02/2016

Points communs : Syrie et Algérie sont des populations musulmanes, des terres d’islam.
Les algériens ont été nos premiers envahisseurs !
Leurs femmes vont pâtir de devoir porter le niqab !

Gardez Les Petits Enfants De La Dèche.

allah-akbar

Oh Là Quel Barbare !

Le sordide « attentat » d’une nounou voilée à Moscou.

On sentait, confusément, qu’un jour cela arriverait.
Parce qu’à chaque fois – c’est l’implacable logique islamiste -, il faut bien gravir une marche.
Sinon, n’est-ce pas, tout le monde finirait par être blasé, habitué, blindé.

En France, il y avait eu un « homme fait », « Hervé Cornara ».
strong> Il y aurait un jour, ici ou sur une autre terre « chrétienne », c’était écrit, un enfant.

Et c’est à Moscou que cela s’est passé :
Une fillette de 4 ans a été décapitée.

Par sa nounou, qui a ensuite incendié l’appartement, laissant le petit corps derrière elle pour gagner le centre-ville, couverte d’un hijab noir, et brandir la tête en criant « Allahu Akbar », « je suis une terroriste » et en menaçant de tout faire sauter.

On lit que la femme – originaire d’Ouzbékistan, à majorité musulmane – était sous l’empire de stupéfiants et que son mari venait de la quitter.
On lit aussi qu’elle va subir un « examen psychiatrique ».
On peut imaginer, en effet, qu’elle n’est pas parfaitement équilibrée…
Peut-être entendra-t-on demain qu’elle s’est « autoradicalisée », puisque cette pauvre parade-là, usée jusqu’au trognon, parvient encore à nous rasséréner ?

Qu’elle soit dingue et droguée n’y change rien.
Qu’elle n’ait pas été expressément téléguidée par tel commando organisé non plus.
C’est le rituel morbide qui signe l’acte.
Que « Daech » soit une armée constituée de soldats identifiés, d’un ramassis d’électrons libres fous furieux et dispersés ou bien des deux à la fois ne fait, in fine, pas grande différence :
Sa force de frappe est redoutable.

On sentait, confusément, qu’un jour cela arriverait.
Et c’est arrivé – si tout cela est confirmé – de la pire des façons.

Parce que même si Moscou est loin, on se projette.
La victime aurait pu être un enfant de 12 ans à bicyclette, assassiné par un barbu au coin d’une rue.
Il aurait suffi, alors, de dire au nôtre de n’emprunter que les boulevards éclairés.
Ou de prendre le bus.
Et de faire gaffe aux barbus le regardant de travers.

Mais dit-on à une fillette de 4 ans de se méfier de sa nounou ?
Pourquoi pas, aussi, de son doudou ?

Parce que la charge symbolique de cet assassinat est frappante.
Comme l’écrit « Caroline Ibos » dans son livre Qui gardera nos enfants ? (Flammarion) :

« À qui les couples de bobos hyperactifs confient-ils le plus souvent leurs enfants et leur appartement ?
La réponse est la même à Paris qu’à Londres ou à New York :
Des femmes migrantes, originaires du monde pauvre, laissant leurs propres enfants au pays pour venir prendre soin de ceux de la bourgeoisie occidentale. »

Des femmes majoritairement musulmanes.
Souvent voilées.

Une chose est de voir le terrorisme rentrer dans son pays.
Une autre de l’imaginer dans son foyer.
Et dans ce que l’on a de plus intime et de plus cher à l’intérieur de celui-ci :
La chambre du bébé !

« Chers parents, je suis une babysitteuse voilée, et alors ? »,

écrivait, en septembre 2012, une contributrice de « L’Obs ».

Et alors, voilà !

Toutes les « babysitteuses voilées », bien sûr, ne sont pas des terroristes, mais puisque le principe de précaution, chez nous, a force de loi, comment empêcherait-on les parents de l’appliquer, secrètement, dans un domaine aussi précieux que celui-là ?
Un degré de plus dans la suspicion a été franchi.
Et pas seulement à Moscou.

Gabrielle Cluzel

http://www.bvoltaire.fr   du 01/03/2016

Ces gribouillis, en tête d’article, quand ils sont hurlés sur notre sol ressemblent aux termes Français qu’il m’a semblé entendre !

Quel Média Nous Parle De Sécurité ?

DGSI

« Sécurité Intérieure » !

Des commandos terroristes
« sur le sol européen » !

Le patron de la « DGSI » (« direction générale de la sécurité intérieure »), « Patrick Calvar », a affirmé le 17 février disposer « d’informations faisant état de la présence de commandos [djihadistes] sur le sol européen, dont nous ignorons la localisation et l’objectif », devant les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées.

C’est une petite phrase qui était – pour l’instant – passée inaperçue.
Le patron de la « DGSI » (« Direction générale de la sécurité intérieure »), « Patrick Calvar », a indiqué le 17 février devant la   commission des Affaires étrangères et des Forces armées qu’il disposait « d’informations faisant état de la présence de commandos [djihadistes] sur le sol européen, dont nous ignorons la localisation et l’objectif. »

Selon lui, « l’Europe fera sans nul doute face à d’autres attentats majeurs » et « la France reste en première ligne ».
Au delà de l’Etat islamique, « Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) et Al-Qaeda dans la péninsule arabique (Aqpa) considèrent eux aussi la France comme l’ennemi numéro 1, mais la menace pèse aussi sur d’autres pays », a précisé le patron du renseignement intérieur.

Six attentats
déjoués depuis l’été !

Devant les sénateurs, « Patrick Calvar » a passé en revue les différents aspects de la menace terroriste et a indiqué que depuis le début de l’été, la France avait déjoué « six projets terroristes » :

« Parmi ceux-ci des membres de « Daech » basés en Syrie ont invité les contacts qu’ils ont sur notre territoire à rester sur place pour y préparer des opérations ».

Autre aspect de la menace selon le chef du contre-terrorisme :

« Les appels à la violence sur les réseaux sociaux, dont l’impact sur notre jeunesse peut être particulièrement efficace, surtout auprès de ceux qui sont dépourvus de connaissances religieuses, et qui n’ont pas d’alternative à l’islam radical pour exprimer leur colère, leur opposition à notre société ». Sans oublier « les velléitaires et qui voudraient s’engager mais ne franchissent pas le Rubicon.
Ils se livrent à un terrorisme de basse intensité fait d’attaques individuelles :
« l’assassinat d’un chef d’entreprise »,
« les coups de couteau portés contre des militaires en faction ». »
Ou encore « les anciens islamistes passés sous les radars du renseignement,
à l’exemple des « frères Kouachi » et  d’ « Amédy Coulibaly ». »

« Nous sommes comme le Samu :
nous traitons l’urgence,
pas le mal de fond ! »

Il ne peut cependant n’y avoir qu’une réponse sécuritaire à un tel phénomène selon le patron de la « DGSI » :

« Je suis convaincu, à titre personnel, que la réponse sécuritaire n’est que partielle et ne résoudra pas le phénomène. [...]
Notre travail, c’est la lutte antiterrorisme, « pas la déradicalisation ».
Mais nous ne pouvons pas ne pas nous demander : »

« Qu’est-ce qui pousse une gamine de quinze ans à partir en Syrie, ou un gamin de quinze ans à poignarder un enseignant juif ? »
L’ensemble des sociétés européennes est dans cette situation.
Nous sommes comme le Samu :
Nous traitons l’urgence, pas le mal de fond ! »

« Michaël Bloch » pour le JDD.fr

http://civilwarineurope.com   du 29/02/2016

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