Archive | 07/03/2016

La « Grande Muette » Rompt Son Silence !

 Prise d armes

En avant, marche !
Les généraux se rebellent !

« Jean-Pierre Fabre-Bernadac » a analysé, ici, la lettre ouverte que trois généraux (en seconde section), et non des moindres, avaient envoyée au président de la République, leur supérieur hiérarchique, démontrant ainsi que la grande muette n’avait plus peur d’exprimer ce qu’elle ressent.
(lire : http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/la-grande-muette-frappe-fort,242796)

Mais cette lettre ouverte n’est que le dernier maillon d’une fronde commencée très tôt sous le mandat de François Hollande.

Rappelons-nous,
en juin 2013.

Le général « Dary », qui venait de quitter le poste de Gouverneur militaire de Paris, rejoint « La Manif pour tous » pour en diriger la logistique.
Il accuse le gouvernement de truquer les chiffres, voire d’effacer sur les photos aériennes des milliers de participants.
Pratiquement en même temps, en juin 2013, un blogueur spécialiste des questions de défense, « Jean-Dominique Merchet », va imaginer dans la revue « Arsenal » que des généraux aussi importants que le sont  « Dary », « Villiers » et « Benoît Puga », chef d’état-major particulier du Président, pourraient très bien avoir des idées de « putsch ».
Un fantasme, certes, mais qui reflétait le malaise de nombreux officiers dont nombre d’entre eux avaient défilé contre le mariage gay.

Toujours est-il qu’un an plus tard, ce sont les quatre chefs d’état-major des armées qui menacent de démissionner si le Président ne revient pas sur sa décision de couper le budget de la Défense de 6 milliards d’euros sur trois ans.

Une menace
sans précédent !

Ces 4 cinq-étoiles étaient « Pierre de Villiers », frère du créateur du Puy du Fou, chef d’état-major des armées, « Bertrand Ract-Madoux », chef d’état-major de l’armée de Terre, l’amiral Bernard Rogel, patron de la Marine, et « Denis Mercier », chef d’état-major de l’armée de l’Air.

La démission de ces quatre hommes aurait été irréversible si Hollande n’avait pas cédé à leurs revendications légitimes.
Bercy voulait brader la Défense alors que la France n’a jamais eu autant besoin de financer son armée, ses hommes et un matériel qui arrive à bout de souffle.
Une vingtaine d’autres officiers généraux occupant les plus hautes fonctions dans les trois armées étaient prêts à emboîter le pas de leurs grands patrons.
C’est peu si l’on sait que la France compte 663 généraux d’active, mais on peut supposer que cette action aurait fait boule de neige à travers nos casernes.

On se souvient aussi du général « Bertrand Soubelet », numéro 3 de la gendarmerie nationale, qui a longuement protesté contre le laxisme du gouvernement, avec chiffres à l’appui, devant la commission parlementaire de lutte contre l’insécurité.
C’était en décembre 2013.
Six mois plus tard, il était mis dans un beau placard qui le voyait propulser à la tête de la gendarmerie de l’outre-mer !

Les écrits pertinents du  général « Antoine Martinez » envahissent régulièrement la Toile pour dénoncer les abus de l’idéologie multiculturelle et la faiblesse du gouvernement actuel.

Le général « Didier Tauzin », lui, a carrément pris la décision de faire acte de candidature à l’Élysée.
Fin février, il a publié son programme sous forme d’un petit livre de 120 pages « Rebâtir la France » et au cours de ses différentes interventions à la presse, il n’hésite pas à déclarer que « François Hollande est indigne de diriger la France », que le régime est à l’agonie et que la guerre religieuse nous menace.

Voilà donc plus qu’un quarteron d’officiers généraux qui, rassemblés, devraient mettre le pouvoir actuel en difficulté.
Le Président ne devrait pas oublier que ces généraux rebelles ne sont pas seuls.
Ils sont 5.500 officiers généraux, certes en retraite, mais qui sont maintenus en activité par le biais de leur statut dit de 2e section.
Cela fait beaucoup de monde potentiellement prêt à se rebeller…

Floris de Bonneville

http://www.bvoltaire.fr   du 07/03/2016

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Il Est Mal Aimé Mais Utile Partout !

cochon de gaza

« Le Cochon de Gaza ! »

Faire du blocus de Gaza le cadre d’une comédie n’allait pas de soi.
Peut-être parce qu’il ne vient pas de là, ni même du cinéma, l’écrivain et journaliste français « Sylvain Estibal » s’y est risqué, et il a bien fait.
Fable absurde au parfum de comédie italienne, « Le Cochon de Gaza »se regarde comme on respire une bouffée d’air frais.

L’histoire est celle de « Jafaar », un pêcheur gazaoui, sympathique et totalement aux abois.
Depuis qu’Israël a réduit à rien l’espace autorisé pour la pêche, il ne trouve plus un poisson.
Un beau matin, il récupère dans ses filets rien de moins qu’un gros cochon poilu.
Panique !
Entre l’animal monstrueux qui rue dans les brancards en poussant des cris aigus et le pêcheur aussi terrorisé que si le diable s’était invité sur son bateau, la scène burlesque qui s’ensuit est formidable.

Que faire de cette bête répugnante, jugée aussi scandaleusement impure par les juifs que par les musulmans, et qui pourrait rapporter plus d’argent que bien des poissons ?

Cachant l’animal dans sa cale, « Jafaar » tente de le refourguer au chef du bureau de l’ONU.
Il apprend ensuite que les Russes de la colonie voisine pourraient en avoir l’usage, se rend sur place où on lui demande d’apporter non pas le cochon, mais des échantillons du sperme de l’animal pour féconder les femelles.
Voilà le pauvre homme condamné, pour gagner sa pitance, à masturber son cochon à l’insu de sa femme et de ses voisins, rongé par la honte et l’angoisse…

Rocambolesque

Le rocambolesque du film ira crescendo, se nourrissant des absurdités induites par la paranoïa réciproque des deux camps, par le culte de la virilité qui imprègne les esprits.

Humaniste et bon enfant, cette petite comédie sans prétention, dont la tenue ne se relâche jamais, joue sur les ressemblances entre Israéliens et Palestiniens sans s’arrêter sur les différences.
La violence n’est pas occultée, que ce soit celle infligée aux Gazaouis par l’armée israélienne ou celle des attentats anti-Israéliens.
Mais elle est toujours traitée sur le même mode farcesque.

L’élevage de cochons dans les colonies juives par exemple, alors que ces animaux n’ont pas le droit de poser le pied sur le territoire israélien, s’explique par la capacité qu’ils ont à flairer les explosifs.
Aussi, pour contourner l’interdit, les installe-t-on sur des plates-formes, ou leur passe-t-on des chaussettes aux pieds.
Cet humour « foutraque » sera-t-il aussi bien perçu en Israël et en Palestine qu’il l’est depuis la France ?
C’est évidemment une question qui se pose.

http://www.lemonde.fr/cinema   du 20/09/2011

§§§§§§

Le Cochon : Trop Humain !

Apprécié pour sa chair généreuse, le cochon est honoré, à sa juste mesure, dans le monde chinois où il a sa place au calendrier.

Mais de nombreuses cultures et même certains représentants de Dieu le vouent aux gémonies.
Nous-mêmes, à certaines époques, avons affiché un cruel mépris à son égard.
Encore aujourd’hui, dans nos belles contrées, il est donné en contre-exemple aux enfants pour les convaincre de la nécessité de se laver…

Espèce de cochon !

Sale, le cochon ?
Il est vrai que, depuis le XVIIIe siècle et le croisement du cochon noir d’Europe avec des cousins asiatiques, son pelage présente une belle surface rose layette sur laquelle ne ressortent que mieux les taches.
Il est tout aussi vrai qu’il a une fâcheuse tendance à sauter à pieds joints dans la boue.
Ce n’est pas l’appel de la crasse qui l’y conduit, mais le besoin d’évacuer la sueur et de faire fuir les parasites.

Quoiqu’il y paraisse, sa façon de se laver est proche de la nôtre :
Il frotte sa peau puis la protège avec une petite couche de gras…

La mauvaise réputation

En sus de la saleté, d’autres accusations pèsent sur le malheureux cochon, notamment la goinfrerie qui semble diriger chaque minute de sa vie et le pousse à avaler sans retenue immondices et charognes.

Comme il n’y voit goutte, il passe son temps à farfouiller du groin, de façon peu délicate, la fange ou les recoins de sa porcherie, souvent mal entretenue par ses maîtres.

D’une mauvaise réputation à l’autre, il n’y a qu’un pas…

Dans la Grèce antique, Platon a fait de sa « cité de pourceaux  » (La République, II, IVe siècle av. J.-C.) le symbole de l’immoralité d’êtres au caractère… de cochon, forcément.

Au Moyen Âge, voici notre « bête noire  » (surnom donné au sanglier par les traités de vénerie) devenue symbole de lubricité.

Le cochon a été en fait victime d’un transfert de calomnie car, aux alentours de l’An Mil, c’était encore le chien et la chienne que l’on montrait du doigt (il en est resté une injure, « chienne », à l’encontre des femmes aux mœurs dissolues).

C’est à la fin du Moyen Âge que Médor entre dans nos bonnes grâces et laisse sa place de vil séducteur au vilain petit cochon.

Doit-il ces reproches de « cochoncetés » à la remarquable fécondité de sa femelle ou aux longues minutes que peut durer son accouplement ?

Il est à noter la persistance à travers les siècles de cette mauvaise réputation, comme le montrent les caricatures des dirigeants honnis, de Louis XVI à Hitler.

Ben, mon cochon !

http://www.herodote.net/histoire   du 06/03/2016

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