TROQUET

Il Est Mal Aimé Mais Utile Partout !

cochon de gaza

« Le Cochon de Gaza ! »

Faire du blocus de Gaza le cadre d’une comédie n’allait pas de soi.
Peut-être parce qu’il ne vient pas de là, ni même du cinéma, l’écrivain et journaliste français « Sylvain Estibal » s’y est risqué, et il a bien fait.
Fable absurde au parfum de comédie italienne, « Le Cochon de Gaza »se regarde comme on respire une bouffée d’air frais.

L’histoire est celle de « Jafaar », un pêcheur gazaoui, sympathique et totalement aux abois.
Depuis qu’Israël a réduit à rien l’espace autorisé pour la pêche, il ne trouve plus un poisson.
Un beau matin, il récupère dans ses filets rien de moins qu’un gros cochon poilu.
Panique !
Entre l’animal monstrueux qui rue dans les brancards en poussant des cris aigus et le pêcheur aussi terrorisé que si le diable s’était invité sur son bateau, la scène burlesque qui s’ensuit est formidable.

Que faire de cette bête répugnante, jugée aussi scandaleusement impure par les juifs que par les musulmans, et qui pourrait rapporter plus d’argent que bien des poissons ?

Cachant l’animal dans sa cale, « Jafaar » tente de le refourguer au chef du bureau de l’ONU.
Il apprend ensuite que les Russes de la colonie voisine pourraient en avoir l’usage, se rend sur place où on lui demande d’apporter non pas le cochon, mais des échantillons du sperme de l’animal pour féconder les femelles.
Voilà le pauvre homme condamné, pour gagner sa pitance, à masturber son cochon à l’insu de sa femme et de ses voisins, rongé par la honte et l’angoisse…

Rocambolesque

Le rocambolesque du film ira crescendo, se nourrissant des absurdités induites par la paranoïa réciproque des deux camps, par le culte de la virilité qui imprègne les esprits.

Humaniste et bon enfant, cette petite comédie sans prétention, dont la tenue ne se relâche jamais, joue sur les ressemblances entre Israéliens et Palestiniens sans s’arrêter sur les différences.
La violence n’est pas occultée, que ce soit celle infligée aux Gazaouis par l’armée israélienne ou celle des attentats anti-Israéliens.
Mais elle est toujours traitée sur le même mode farcesque.

L’élevage de cochons dans les colonies juives par exemple, alors que ces animaux n’ont pas le droit de poser le pied sur le territoire israélien, s’explique par la capacité qu’ils ont à flairer les explosifs.
Aussi, pour contourner l’interdit, les installe-t-on sur des plates-formes, ou leur passe-t-on des chaussettes aux pieds.
Cet humour « foutraque » sera-t-il aussi bien perçu en Israël et en Palestine qu’il l’est depuis la France ?
C’est évidemment une question qui se pose.

http://www.lemonde.fr/cinema   du 20/09/2011

§§§§§§

Le Cochon : Trop Humain !

Apprécié pour sa chair généreuse, le cochon est honoré, à sa juste mesure, dans le monde chinois où il a sa place au calendrier.

Mais de nombreuses cultures et même certains représentants de Dieu le vouent aux gémonies.
Nous-mêmes, à certaines époques, avons affiché un cruel mépris à son égard.
Encore aujourd’hui, dans nos belles contrées, il est donné en contre-exemple aux enfants pour les convaincre de la nécessité de se laver…

Espèce de cochon !

Sale, le cochon ?
Il est vrai que, depuis le XVIIIe siècle et le croisement du cochon noir d’Europe avec des cousins asiatiques, son pelage présente une belle surface rose layette sur laquelle ne ressortent que mieux les taches.
Il est tout aussi vrai qu’il a une fâcheuse tendance à sauter à pieds joints dans la boue.
Ce n’est pas l’appel de la crasse qui l’y conduit, mais le besoin d’évacuer la sueur et de faire fuir les parasites.

Quoiqu’il y paraisse, sa façon de se laver est proche de la nôtre :
Il frotte sa peau puis la protège avec une petite couche de gras…

La mauvaise réputation

En sus de la saleté, d’autres accusations pèsent sur le malheureux cochon, notamment la goinfrerie qui semble diriger chaque minute de sa vie et le pousse à avaler sans retenue immondices et charognes.

Comme il n’y voit goutte, il passe son temps à farfouiller du groin, de façon peu délicate, la fange ou les recoins de sa porcherie, souvent mal entretenue par ses maîtres.

D’une mauvaise réputation à l’autre, il n’y a qu’un pas…

Dans la Grèce antique, Platon a fait de sa « cité de pourceaux  » (La République, II, IVe siècle av. J.-C.) le symbole de l’immoralité d’êtres au caractère… de cochon, forcément.

Au Moyen Âge, voici notre « bête noire  » (surnom donné au sanglier par les traités de vénerie) devenue symbole de lubricité.

Le cochon a été en fait victime d’un transfert de calomnie car, aux alentours de l’An Mil, c’était encore le chien et la chienne que l’on montrait du doigt (il en est resté une injure, « chienne », à l’encontre des femmes aux mœurs dissolues).

C’est à la fin du Moyen Âge que Médor entre dans nos bonnes grâces et laisse sa place de vil séducteur au vilain petit cochon.

Doit-il ces reproches de « cochoncetés » à la remarquable fécondité de sa femelle ou aux longues minutes que peut durer son accouplement ?

Il est à noter la persistance à travers les siècles de cette mauvaise réputation, comme le montrent les caricatures des dirigeants honnis, de Louis XVI à Hitler.

Ben, mon cochon !

http://www.herodote.net/histoire   du 06/03/2016

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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