FRIC, Médias, Politique

Tous Unis Contre Ces Tricheurs !

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De l’ évasion fiscale !

Comment se fait-il qu’à l’heure où les États les plus puissants s’arrogent le droit d’intervenir militairement, « urbi et orbi », sans même se soucier d’authentifier les faits qui en constituent le motif, nul n’a jamais su comment contraindre des États nains comme le Panama, les îles Vierges britanniques, les Seychelles ou encore le Vanuatu à mettre un terme à leurs activités de domiciliation offshore ?

La réponse est évidente :
Personne au sein des décideurs politiques n’y a intérêt.

Contrats d’armement, organisations d’événements sportifs, achats de voix au sein des grandes organisations supranationales, financements des partis politiques et, bien évidemment, enrichissement personnel, tout ceci ne pourrait s’accomplir sans les paradis fiscaux.

Mais il serait réducteur de ramener cette épineuse question à une simple affaire de corruption, aussi massive soit-elle.

Posons-nous la question.

Qu’adviendrait-il de la mondialisation si les paradis fiscaux n’existaient pas ?
La réponse, ici aussi, n’est pas moins évidente :
Les délocalisations perdraient beaucoup de leur intérêt car, faut-il encore le rappeler, les biens produits en Chine [à titre d’exemple] par les grandes multinationales ne parviennent en Europe qu’après un siphonage massif des bénéfices dans un paradis fiscal.
Il y a donc bien deux volets dans cette affaire :
« La corruption » sur laquelle se polarisent les médias mais aussi – et c’est le plus important – « la mondialisation » !

Créer une société dans un paradis fiscal par l’intermédiaire d’un avocat est à la portée de toutes les bourses (deux ou trois mille euros, pas davantage) et l’opération ne prend que quelques jours sans nécessité de se déplacer.
La difficulté n’est pas là.
C’est l’ouverture du compte bancaire de la société nouvellement créée, de préférence chez une banque présumée irréprochable et sur une grande place financière internationale (Hong Kong, Singapour ou Luxembourg) qui pose problème, car une banque peut exiger toutes les informations qu’elle souhaite et refuser un client.
Or, jusqu’à ces toutes dernières années, les banques ont fermé les yeux… et on les comprend.
En 2012, on estimait le montant total des actifs gérés par des banques sur des comptes offshore – paradis fiscaux ou assimilés – à 21.000 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB des USA et du Japon combinés, ou encore dix fois la dette publique française.
Autant dire qu’il s’agit là d’une source de revenus majeure, si ce n’est la plus importante.

Mais le plus incroyable dans tout ceci est que ces liquidités qui échappent à l’impôt, en grande partie, s’investissent dans le financement de la dette publique des États.
C’est le serpent qui se mord la queue – on croit rêver.

Aussi, ceux qui espèrent que la divulgation des « Panama papers » va sonner le glas de l’évasion fiscale se font des illusions.
D’abord, le cabinet panaméen « Mossack Fonseca » incriminé n’est qu’une officine parmi des dizaines d’autres.
Surtout, et c’est le point le plus important, l’évasion fiscale a aujourd’hui atteint des proportions telles qu’y toucher pourrait ébranler l’ensemble du système financier international.

Ne boudons tout de même pas notre plaisir :
Des têtes vont tomber, des mythes vont s’effondrer, la perception que l’électeur lambda a de la vie politique va changer.

Enfin !

Christophe Servan

http://www.bvoltaire.fr    du 05/04/2016

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