ENFUMAGE, LECTURE, Politique

Le Futur N’ Est Plus Ce Qu’ Il Etait !

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Et les aléas naturels ?

« Didier Schmitt » rappelle ici la nécessité d’anticiper, de construire l’avenir, en se projetant sur le long terme pour pouvoir faire face aux bouleversements – « tant géopolitiques que technologiques » – auxquels nous ne sommes pas préparés.

« Didier Schmitt » est responsable diplomatie, sécurité et politique spatiale au Service européen pour l’action extérieure.
Il est l’auteur d’un ouvrage intitulé « Antéversion : ce qu’il faut retenir du futur ».

Marcher requiert de regarder légèrement devant soi pour éviter de trébucher.

Courir nous force à scruter bien plus loin.
Ce simple bon sens peut s’appliquer à la prospective.
Nous courons de plus en plus vite dans le monde des sciences, de la technologie et de l’innovation, et paradoxalement nous devons regarder toujours plus loin afin de guider les choix de société.

Un œil nouveau

Le livre « « Antéversion » : ce qu’il faut retenir du futur », qui vient de paraître, a pour objectif de nous sensibiliser à cette notion.
Il dépeint des changements sociétaux futuristes d’ici une à deux générations.
Ses brèves histoires ne sont pas pour autant de la science-fiction, mais plutôt une « fiction scientifique »… elles déchirent le rideau du présent pour nous dévoiler ce qui se profile à un horizon raisonnable.
« Antéversion » est aussi un changement de paradigme dans le style, car il ambitionne à la fois d’être un éclaireur pour les décideurs et pour « l’homme de la rue ».

Une vision de société bousculée par la technologie

Non seulement les décideurs, mais aussi chaque citoyen devraient se soucier de ce que les prochaines décennies vont nous apporter.
Il y a une nécessité, en particulier pour les jeunes, d’entrevoir leur monde d’après-demain afin d’orienter leurs choix pour éviter une économie chroniquement déprimée.
Étant donné que les adolescents actuels prendront leur retraite autour de 2080 – si cela fait encore sens à ce moment-là – et certains occuperont des emplois que nous pouvons à peine imaginer aujourd’hui.
Alors, quid de se préparer dès maintenant à l’éducation et la formation sans enseignants ou à une révolution dans la synthèse et la représentation de l’information.
Bien d’autres aspects vont être chamboulés, comme :
- une santé préventive sans médecin,
- des guerres sans soldats,
- des enquêtes sans enquêteurs,
- voire des Jeux olympiques bioniques,
- des vêtements polymorphes,
- ou de communiquer des sentiments par la pensée.

La confluence technologique ne fait que commencer

Nous avons vu ce que donne la convergence des technologies, comme dans les « Smartphones », qui fait que nous avons des centaines de brevets dans la paume de la main.
La prochaine révolution sera une confluence de pans technologiques entiers, comme :
- l’intelligence artificielle, – la robotique avancée, – les capteurs ubiquitaires,
- les manipulations génétiques sans limites
- et les nano-neuro-biotechnologies.
Ces bouleversements sans précédent nous jettent dans un monde auquel nous ne sommes pas préparés.
Pas même pour les emplois qui disparaîtront et encore moins pour ceux qui apparaîtront.
Par exemple, allons-nous toujours délivrer des licences de taxis à vie alors que les voitures sans chauffeur sont déjà une réalité, ou former des traducteurs lorsque des algorithmes d’auto-apprentissage sont sur le point d’engendrer une deuxième révolution numérique ?

La politique en retard d’un train

Les dirigeants sont essentiellement focalisés sur le court terme et les réélections, comme le sont leurs conseillers.
En ce sens, cette focalisation sur 4 à 5 années de mandat devient un sérieux handicap dans une société qui avance déjà plus vite que les décisions politiques.
Nous ne pouvons plus nous permettre d’avoir des politiques publiques seulement réactives !
Certes, gouverner c’est prévoir…mais prévoir s’est restreint aujourd’hui à l’avenir du passé.
Nous avons besoin de prospective, car avec l’accélération du temps nous devons échapper aux idées préconçues. La prospective est là pour révéler le futur du futur.

Au-delà des frontières

Il y a des instabilités à tous les niveaux : géopolitique, économique, financière et sociale.
La seule certitude est le rythme exponentiel de la science et des technologies.
Cela signifie que la planification au niveau national ne suffit plus à façonner notre avenir…notamment face aux monopoles dans les services à l’échelle mondiale.
Comme l’avenir se rapproche de plus en plus vite, nous devons utiliser la « Technosphère » pour façonner une « Europhère », surtout à un moment où l’euroscepticisme perdure.
L’Europe, qui si souvent doute d’elle-même, a pourtant un rôle crucial à jouer au travers de son capital culturel et historique qui saura constamment replacer l’homme au centre de cette course effrénée.

Épilogue

Comme l’a écrit « Claudie Haigneré » – ancienne ministre française de la Recherche – dans la préface du livre « Antéversion » :

« il est de la responsabilité de notre humanité, de maitriser ces innovations, de se les approprier, pour configurer l’avenir en un futur souhaité. »

Le futur est optimiste…en ne voulant pas l’appréhender, nous sombrons trop facilement dans le pessimisme. L’anticipation est une passerelle vers l’optimisme, car seul le futur a de l’avenir.

Didier Schmitt

http://www.euractiv.fr  du 31/05/2016

Et l’espèce humaine, comme tout ce qui existe dans cet univers… sur notre planète que nous maltraitons avec tant de frénésie, devra, une fois de plus, ne pas oublier de compter avec les aléas naturels qui ne sont pas calculables.
Dame Nature agit comme bon lui semble et non sur nos ordres…elle se fâche contre un mondialisme prétentieux !

A propos de pelosse

Française née de parents Français, sur le sol Français, d'identité Française ! e-mail obsolète. consulter le blog.

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