Archive | 05/06/2016

Le Socialisme Nous Met En Fiches !

caducée

Et le secret médical  ?

Nos données personnelles de santé accessibles aux assurances et laboratoires !
À chaque fois que vous allez chez votre médecin, à la pharmacie ou à l’hôpital, toutes les informations vous concernant sont enregistrées et stockées au sein du « Sniiram » (« Système national d’information inter-régimes de l’Assurance-maladie »).
Cette base de données voit transiter chaque année 1,2 milliard de feuilles de soins, 500 millions d’actes médicaux et 11 millions de séjours hospitaliers.

Jusque-là, si l’accès aux données personnelles était partiellement ouvert aux organismes de recherche publique, un arrêté du ministère de la Santé basé sur une loi de 2013 en interdisait l’accès aux organismes à but lucratif (compagnie d’assurances, laboratoire pharmaceutique…).

Mais le 20 mai, le Conseil d’État a demandé son annulation sous quatre mois au ministère de la Santé.
Cette décision intervient précisément au moment où une nouvelle loi santé, qui prévoit un accès très contrôlé à ces données, est en train d’être mise en place.

À quoi pourraient bien servir ces données à caractère personnel ?

– Evaluation des politiques de santé,
- amélioration de l’offre de soin,
- étude des maladies et de l’efficacité des traitements…

En 2013, la base de données du Sniiram a permis d’étudier le risque d’AVC et d’infarctus du myocarde chez les femmes sous pilules de 3e génération.
L’analyse des données de plus de 4 millions de femmes a notamment permis d’identifier que :
Le risque d’embolie pulmonaire était deux fois supérieur chez les femmes sous pilule de 3e génération que chez celles sous 2e génération.

L’exploitation des données du « SNIIRAM » pourrait permettre de faire ressortir des signaux faibles liés aux effets secondaires des médicaments, mais encore faut-il que ces données soient utilisées et laissées à l’utilisation de personnes morales accréditées et responsables.
Dans le cas contraire, le risque de ré-identification avec les technologies de traitement des méga-données est avéré, et avec lui les conséquences discriminantes qui pourraient être le fruit de segmentations pratiquées par des organismes a but lucratif.
Ceci ne sera qu’une entrée en bouche, puisque la prise de participation de ces mêmes organismes (déjà en route aux Etats-Unis) dans la chaîne de soin, pourrait évidemment à l’avenir avoir pour conséquence un profilage des traitements proposés en fonction des segments établis.
Il ne fait nul doute pour certains segments, compte-tenus d’hypothèses économiques savamment calculées, que le pire soit à craindre…

source : « Michel Janva » pour http://lesalonbeige.blogs.com

http://www.citoyens-et-francais.fr  du 05/06/2016

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