Archive | 06/09/2016

Les Français Asiatiques Bougent !

à faire circuler

On ne nous dit pas tout !

Les associations antiracistes sont pointées du doigt !

Le Blues des Chinois de Paris.

A Aubervilliers mais également à La Courneuve ou à Belleville, la communauté d’origine chinoise est endeuillée après l’agression et la mort de Chaolin Zhang.
Se sentant peu soutenue, elle voit la colère monter en son sein.

Ce fils raconte, en alternant entre le chinois et un français basique, l’histoire de son père, « Chaolin Zhang ».
Celle d’un couturier de 49 ans, père de deux enfants, immigré de la région de Wenzhou, dans le sud-est de la Chine, en 2003.
Il fait le voyage seul d’abord, puis sa femme et ses fils le rejoignent, un an plus tard.
L’homme réside dans le quartier de Colonel-Fabien, dans le Xe arrondissement de Paris, avant de déménager en 2011 à Aubervilliers.
C’est là, cinq ans plus tard, le soir du 7 août, qu’il est tué en pleine rue par trois individus qui ont été écroués mercredi soir.
Peu après 18 heures, « Chaolin Zhang » marche au côté d’un de ses amis, lui aussi chinois, dans les rues de la ville.
Ils viennent de quitter un café dans lequel ils ont bu une bière, et rejoignent un autre ami pour dîner dans un restaurant.
En passant par la rue des Ecoles, une ruelle à sens unique en apparence plutôt calme, trois hommes les attaquent par derrière et tentent de leur voler un sac en bandoulière.
Alors qu’il défend son ami, « Chaolin Zhang » est frappé violemment au sternum et projeté au sol.
Dans sa chute, sa tête heurte le macadam.
Quelques minutes plus tard, le couturier est pris en charge par les pompiers, puis conduit à l’hôpital Delafontaine.
« Chaolin Zhang » succombe à ses blessures cinq jours plus tard, après un coma profond.

«C’est une agression dont les motivations sont clairement racistes»,

clament des habitants de son quartier, quelques jours plus tard.
La maire de la ville, Meriem Derkaoui (PCF), appuie :

«Il est clair que certains voyous s’en prennent précisément à la communauté asiatique.»

«Dans l’imaginaire commun, les Chinois se baladent avec beaucoup de liquide, et ne portent pas plainte.
Du coup, ils se disent que nous sommes des cibles faciles»
,

explique Olivier Wang, l’un des responsables de l’Association des jeunes Chinois de France, également élu PS à la mairie du XIXe arrondissement.

A Paris et dans les communes de la petite couronne où résident des immigrés chinois, tous peuvent relater dans le détail les agressions dont ils ont été victimes.
Un riverain de la rue des Ecoles, lui aussi originaire de Wenzhou, se souvient :

«En dix ans, j’en ai connu trois.
La dernière a eu lieu cette année, on m’a volé mon portefeuille mais je n’avais pas d’argent dedans.
On a aussi agressé ma femme il y a quelques semaines.»

Le fils du défunt « Chaolin Zhang » lui-même se souvient avoir été agressé «quatre fois», en appuyant le chiffre d’un geste de la main.

«Deux mois après mon arrivée, en 2004, on m’a arraché mon portable.
Une autre fois, cinq personnes m’ont suivi, et m’ont volé les dix euros que je possédais.
On m’a aussi arraché ma veste, mais heureusement c’était une contrefaçon»
,

sourit-il, un peu gêné.

«Nous n’avons pas pour habitude de nous exprimer publiquement.
Surtout nous, les anciens issus de la première immigration.
Mais là, c’est nécessaire, c’est un problème qui dure depuis longtemps et qui ne s’arrêtera pas comme ça»
,

analyse Wang*, un autre résident d’Aubervilliers, arrivé il y a vingt ans.

Face à ces agressions à répétition, la communauté s’est organisée autour d’une revendication : plus de sécurité !
Deux rassemblements ont eu lieu depuis le décès de « Chaolin Zhang ».
Le premier, le 14 août, avait valeur d’hommage.
Le deuxième, le 21 août, a permis de porter leurs réclamations à la ville d’Aubervilliers.
Un troisième est prévu ce dimanche 4 septembre à Paris.

«Nous demandons plus de policiers et plus de caméras de vidéosurveillance»,

indique Olivier Wang.

«Concrètement, nous voulons que nos femmes et nos enfants n’aient pas peur de rentrer seuls.
La sécurité pour tous, ça veut dire que l’on souhaite vivre comme n’importe quel Français, qu’il n’y ait pas d’oubliés, peu importent leurs origines»
,

éclaire David*, rencontré en marge de la manifestation du 21.
La communauté chinoise d’Aubervilliers estime aussi que les autorités ne la prennent pas au sérieux.

«Lorsque l’on porte plainte, on nous fait attendre encore et encore.
Parfois, notre agresseur sort avant nous du commissariat.
On arrive à 17 heures, et on doit patienter de longues heures.
Parfois, le commissariat ferme et on nous dit “revenez demain”.
Alors certains ne reviennent pas»
,

relate Hua, un sexagénaire aux cheveux grisonnants.

La maire d’Aubervilliers, « Meriem Derkaoui », reconnaît :

«Il est vrai que parfois, lorsqu’ils ne parlent pas français, certains hésitent à porter plainte.
Ils imaginent qu’ils ne seront pas entendus, ou qu’on les renverra en Chine parce qu’ils n’ont pas leurs papiers.»

Pour Olivier Wang, le fait de ne pas aller au commissariat avantage les agresseurs :

«Ils se disent qu’ils ne risquent rien, s’ils agressent un Asiatique, parce qu’il ne portera pas plainte».

Pour améliorer l’accueil des plaignants, deux traducteurs ont pris fonction au commissariat d’Aubervilliers depuis début 2016.
Du coup, le nombre de plaintes issues de la communauté chinoise est passé d’une trentaine en 2015 à 105 de janvier à août 2016, «aussi parce qu’on incite les gens au sein de la communauté à ne plus se taire», explique l’un des riverains.

«Un recommencement.»

Pour Hai, un résident de Belleville depuis dix ans, les incidents à Aubervilliers ne sont «qu’un recommencement».
En juin 2010, puis en juin 2011, la communauté chinoise s’était déjà rassemblée après l’agression d’un riverain à Belleville.
A l’époque déjà, des faits similaires – un vol qui tourne mal – et les mêmes revendications – plus de sécurité.
Les riverains de ce quartier parisien s’étaient réunis par milliers lors de plusieurs manifestations.
Depuis, des initiatives ont été prises.
Une brigade spécialisée est désormais chargée d’assurer des patrouilles dans le quartier à des horaires bien précis.
Le mouvement a donné naissance à une association des commerçants de Belleville, censée entretenir un lien direct et régulier avec la préfecture.
Pour « Richard Beraha », auteur de la Chine à Paris, enquête au cœur d’un monde méconnu et fondateur d’une association d’insertion des Chinois, c’est surtout la mise en place d’initiatives éducatives et sociales qui a permis de réduire l’insécurité.

«Il y a eu une action policière plus rigoureuse, et des actions socio-éducatives de la part de la mairie.
Oui, il faut plus de policiers, c’est certain, il faut des caméras, c’est certain, mais il faut aussi mettre en place un travail plus long.
C’est ce qu’il reste à faire à Aubervilliers»
,

analyse-t-il.

A Belleville pourtant, certains riverains estiment que si la tension s’est apaisée, c’est surtout que la communauté a appris à vivre au quotidien avec l’insécurité.
Dans une rue proche de l’épicentre du quartier, un restaurateur se présentant sous le nom de « Pham Nguyen » dit avoir constaté des changements dans le comportement des Asiatiques du quartier :

«la plupart ne portent plus de chaîne autour du cou ni de bijoux, pour ne pas attirer les voleurs.
Et on ne décroche plus le téléphone dans la rue non plus.»

Autre fait marquant, selon lui, la disparition des touristes chinois dans le quartier.
Il sort de son commerce et pointe du doigt une petite rue à sens unique :

«Il y a quatre ans, c’était plein de gens.
Aujourd’hui, c’est vide, regardez.»

A le croire, ces facteurs expliquent aussi la baisse du nombre d’agressions, «de deux par jour, à une par mois environ».
Preuve que le stéréotype «Chinois = riche» a la vie dure, deux jeunes voisins, casquette sur la tête, balbutient un début d’analyse.

«Regardez les Porsche Cayenne et les Mercedes. Et observez qui les conduit. Ce sont à chaque fois des Asiatiques.
Je ne sais pas comment ils font d’ailleurs»
,

glisse l’un d’eux.

«Si on avait de l’argent,
on n’habiterait pas
dans ces quartiers !»

Yan, un résident de La Courneuve d’une trentaine d’années, débarqué de Wenzhou à l’âge de 12 ans, se gausse :

«Ce qui me fait rire, c’est que nos agresseurs croient qu’on a de l’argent.
Mais si on avait de l’argent, on n’habiterait pas dans ces quartiers !
Ça vient des films et des journaux télévisés, ça.»

Lui et ses voisins ont aussi vécu une série d’agressions à l’été 2015, «sept en un week-end, y compris sur des femmes enceintes».

Plutôt que d’attendre des initiatives de la mairie et des renforts policiers, ils ont décidé de se réunir en association.
Leur postulat de départ :
S’il se produit une agression, ils doivent descendre en bas de l’immeuble.
«Pour montrer qu’on n’a pas peur, explique Yan, le regard doit changer de sens.
Quand ils sont en groupe et qu’on est seuls, ils nous dévisagent.
Quand on est là en bas de l’immeuble, c’est nous qui les regardons.»

L’initiative, d’abord censée être ponctuelle, dure finalement depuis un an :
Yan et ses voisins se réunissent tous les soirs après le boulot.

Dans la petite cour entourée d’immeubles, éclairée par deux lampadaires jaunâtres et des néons blafards, des parents et des retraités discutent.
D’autres jouent au ping-pong et aux cartes dans le local prêté par la mairie.
La plupart sont d’origine asiatique, même si Yan aimerait rassembler des voisins, «peu importe leurs origines».
Quand il est arrivé en France, il ne parlait pas français.
Ses parents tenaient alors un restaurant en banlieue parisienne :

«J’ai arrêté l’école en seconde, parce que mes parents m’ont demandé de reprendre le restaurant.
Je leur en veux un peu : l’affaire n’a pas fonctionné et j’ai dû faire autre chose.
Maintenant je suis manutentionnaire et vendeur, mais si j’avais fait autre chose, j’aurais eu un peu plus d’argent et je ne serais pas à la Courneuve, c’est sûr.»

Pour lui, tous les résidents d’origine asiatique partiraient s’ils le pouvaient.
Quand les habitants d’Aubervilliers demandent plus de sécurité, ceux de la Courneuve, eux, réclament aussi des actions éducatives comme à Belleville.

«On se sent abandonnés.
La police nous accueille très mal lorsque l’on porte plainte, mais la mairie ne nous propose pas de solution concrète non plus.
On n’est pas pris au sérieux.»

Du coup, ils ont décidé de donner des cours de français dans le local, et pourquoi pas, d’inviter les jeunes en question à les rencontrer, «pour qu’ils comprennent que l’on vit la même chose qu’eux».

Et il y a effectivement des similitudes.

«Moi je me sens français, je parle français quasiment sans accent, alors que je suis arrivé ici à 12 ans.
Je travaille, et j’ai fait une demande de naturalisation.
Pourtant, les gens me traitent de Chinois, de « bol de riz », font des blagues et se brident les yeux en rigolant
»
,

explique-t-il en se tirant les yeux avec ses deux index.

«Mais pour les Chinois aussi, maintenant je suis un étranger.
Du coup, je n’ai pas d’identité, je n’ai pas de pays.»

L’un des élus de l’opposition à la Courneuve présent autour de la table ajoute :

«Comme eux finalement.
Ceux qui vous agressent, ils vivent la même chose…»
.

Yan regarde ses mains :

«oui, c’est ça le pire !»

Pour ne pas que ses enfants vivent la même chose que lui, il envisage de les scolariser à Belleville, là où résident ses parents, «quand l’aînée sera au collège, ce sera terrible… Pour l’instant elle est préservée de ça.»

Si leur action semble porter ses fruits, elle n’en a pas pour autant fait disparaître l’insécurité.
Le soir du 13 juillet 2016, des Asiatiques ont été visés par des coups de feu dans la cité des Six-Routes, non loin de là.
Sans que Yan et ses voisins ne puissent l’expliquer, l’incident a eu pour effet de provoquer aussi des affrontements dans leur quartier, entre la communauté chinoise réunie et des jeunes.

«Il y a eu un feu de poubelles, alors on l’a éteint ensemble, et on s’est dit qu’on resterait un peu plus tard que d’habitude»,

se souviennent Yan et un des voisins.
Les jeunes les provoquent, malgré l’intervention de la police.

«Très vite, les policiers ont dû partir en renfort ailleurs, et ils nous ont visés avec des mortiers, des pétards, et même des répliques de pistolets.
Ils tiraient des feux d’artifice en direction du local»
,

racontent les deux hommes.
Faute de protection, les «sept ou huit» copropriétaires présents ce soir-là décident de se défendre.

«Et on l’a fait dignement.
Avec des chaises, ou en leur renvoyant ce qu’ils nous envoyaient»
,

décrit Yan, sans pour autant en tirer de fierté.
Finalement, ils parviennent à discuter avec l’un des jeunes opposants, qu’ils connaissaient grâce à leur association, et les agresseurs se dispersent.
Depuis, le climat s’est apaisé, à l’exception de quelques œufs lancés du haut des immeubles, relate le président en pointant du doigt des traces au sol.
Il suffit pourtant que deux jeunes traversent la cour en vélib au milieu de notre discussion pour raviver les tensions.

«Regardez !
Ils nous provoquent en faisant ça, ces voyous !»

s’écrie l’un des résidents en écartant les bras.

«Ce que l’on redoute, c’est que les agressions tournent au conflit communautaire.
Il ne faudrait pas que la communauté asiatique, jusque-là très coopérative, en vienne à se rebeller ou à pointer du doigt d’autres communautés»
,

analyse Meriem Derkaoui, la maire d’Aubervilliers.
Pour certains membres de la communauté chinoise, ce sont surtout les immigrés d’origine africaine qui les visent.
De quoi créer des tensions entre les résidents.
Près de Yan, un homme semble trépigner de s’exprimer.
David* est arrivé en France à l’âge de 17 ans en 1982 et réside à la Courneuve depuis trente ans.
Il livre très rapidement son analyse, évoquant une «maghrébinisation» de la France, d’immigrés qui trouvent ici «électricité, toit», alors que chez eux «il n’y a rien».
Et lorsqu’on lui fait remarquer que son analyse est largement grossière, il répond que les «Africains ne veulent pas travailler».
Lui qui confie avoir toujours voté Le Pen au premier tour, et préférer le père à la fille – «parce qu’il est plus intellectuel» – avait pourtant reproché quelques minutes plus tôt aux autres communautés de répandre un tas de clichés sur les Chinois.

«Ce ne sont pas forcément des Noirs ou des Arabes qui nous agressent.
Ce sont surtout des petits voyous de 14 ou 15 ans»
,

éclaire un autre voisin.

«Nous ne voulons pas de
récupération politique.»

Lors du deuxième rassemblement en mémoire à « Chaolin Zhang », le 21 août, beaucoup de manifestants s’étaient vu distribuer des drapeaux tricolores et des tee-shirts.
« Rui Wang », le président de l’association des jeunes Chinois de France, s’inquiète :

«Nous ne voulons pas de récupération politique.» 

Sur Twitter, des élus FN se sont félicités de leur action et ont soutenu le mouvement.
Florian Philippot, vice-président du Front national, postait en 140 caractères :

«Pourquoi parler de « Chinois » alors qu’ils sont manifestement Français et très fiers de l’être ?».

Wallerand de Saint-Just, président du groupe FN en Ile-de-France, a lui aussi voulu communiquer son soutien :

«Nous avons conscience du poids de cette violence sur votre moral, ainsi que sur vos conditions de travail dont l’activité commerciale contribue au rayonnement de notre département»,

écrit-il.

«Nous avons été appelés par Les Républicains, et par le FN, qui nous ont proposé leur aide.
Par le PS aussi, qui s’est sûrement senti obligé d’en faire de même»
,

explique « Rui Wang ».

«Cet emballement est malsain, tout le monde s’active quand il y a un mort.»

Pour les représentants de l’extrême droite, l’immigration chinoise serait l’exemple d’une intégration réussie, contrairement à d’autres communautés.

Selon « Richard Brehara », cela s’explique par les motivations de cette immigration :

«Ils sont 600 000 en France, pour moitié de la région de Wenzhou.
C’est une immigration récente et, contrairement à d’autres, ils n’ont pas fui un régime, ils ne sont pas venus ici parce qu’ils étaient pauvres, mais pour tenter leur chance, comme des jeunes Français partiraient aujourd’hui aux Etats-Unis.
D’ailleurs dans leurs rêves, la plupart rentreraient en Chine.»

Il poursuit :

«Pour toute une partie d’entre eux, ceux qui sont d’origine chinoise, mais viennent de pays d’Asie du Sud-Est, l’intégration s’est bien déroulée.
On observe un taux de mariage mixte important, et aujourd’hui les jeunes de la seconde génération se sentent Français.»

Contrairement aux autres immigrations, pas de passif historique lourd avec la France non plus.

«Les « Wenzhous » sont arrivés pour la première fois en France en 1917 pour travailler sur les voies ferrées.
A la mort de Mao, l’Etat chinois a décidé de mener une expérience sur cette région qui n’était pas très communiste : qu’est-ce qu’il se passerait si l’on n’y intervenait plus ?
Ça a plutôt bien fonctionné, beaucoup ont émigré, en France notamment, pour travailler.
Jusqu’en 2008, où l’immigration s’est arrêtée.»

Pour certains membres de la communauté, les associations de lutte contre le racisme n’ont pas non plus pris la mesure du phénomène.
Un jeune résident d’Aubervilliers, qui souhaite conserver l’anonymat, regrette leur absence dans le cortège du 21 août :

«Où sont-ils ?
Qu’ont-ils fait pour prendre notre défense ?
Depuis la mort de monsieur « Chaolin Zhang », ils ont appelé le comité de soutien pour proposer leur aide, mais avant ça, pas grand chose.
Ça aurait été un Juif ou un Arabe, ils seraient tous montés au créneau, c’est sûr !
Il n’y a qu’à voir toutes les actions qui ont eu lieu au moment de la mort d’ »Ilan Halimi » par exemple.»

« Rui Wang », le président de l’association des jeunes Chinois de France, tempère :

«Les équipes de « Dominique Sopo » par exemple (président de SOS Racisme, ndlr) nous ont contactés, nous allons voir ce que nous allons faire, mais encore une fois nous ne voulons pas de récupération de qui que ce soit.»

Du côté de l’association, on se défend :

«Le problème est pris très au sérieux, mais l’agression a eu lieu à la mi-août, quand les équipes étaient en vacances.
Nous avons tout de même communiqué sur les réseaux sociaux.
Il n’y a qu’à regarder sur notre site, nous communiquons souvent sur le sujet !»

Et à la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), qui a publié un communiqué après l’annonce du décès, l’avocate et vice-présidente, « Sabrina Goldman », réfute aussi toute négligence :

«C’est un phénomène raciste sous estimé par tous.
La première chose est déjà d’en parler.
De le rendre public, et d’expliquer que ce racisme n’est pas sans conséquences.
Nous allons prendre contact avec la famille, et nous constituer partie civile.»

Si le gouvernement a mis du temps à réagir, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a finalement reçu les proches de « Chaolin Zhang ».
La maire d’Aubervilliers, « Meriem Derkaoui », avait écrit une lettre au ministre de l’Intérieur pour demander des renforts policiers dans sa ville, et appelait devant nous à une manifestation place Beauvau.

«Le gouvernement est plus occupé par le burkini, mais ils feraient mieux de s’intéresser à ce qu’il se passe ici aussi.
Il y a des abandonnés de la République»
,

clamait-elle, mi-août.
Le 22 août, il leur a offert des garanties.

«Que l’enquête serait menée avec rigueur, un renforcement du nombre de policiers et la mise en place de caméras, comme la communauté asiatique le réclamait»,

explique-t-on au cabinet de la maire, présente lors de l’entretien.
Dans un communiqué, daté du 22 août, son équipe précise :

«Le ministre de l’Intérieur leur a indiqué que les recrutements massifs décidés dans la police nationale allaient permettre de renforcer davantage les effectifs de police à Aubervilliers :
de nouveaux policiers seront affectés après leur sortie d’école en octobre.»

« Rui Wang », le président de l’association des jeunes Chinois de France, s’il s’en satisfait, relativise à nouveau :

«Je dirais que c’est une réponse de Normand.
Il n’a pas dit combien de policiers seraient affectées à Aubervilliers.
Et pour les caméras, nous n’avons pas de date non plus.
Nous allons surveiller ça avec vigilance.»

Avant de conclure :

«C’est un problème qui touche aujourd’hui la communauté chinoise, mais le problème est français.
Ce que nous voulons, en tant que citoyens, c’est la sécurité pour tous.»

L’enquête, quant à elle, s’est accélérée cette semaine.
Trois hommes, recherchés depuis l’agression de « Chaolin Zhang », ont été arrêtés et présentés à la justice mercredi.

«C’est peut-être le signe que les choses bougent, que les autorités nous prennent maintenant au sérieux»,

glisse-t-on à l’association de la Courneuve.

* Certains prénoms ont été modifiés.

Gurvan Kristanadjaja

http://www.liberation.fr/apps/2016/09/racisme-chinois

Mais les asiatiques agressent-ils les autres communautés ?
Nous en aurions entendu parler comme d’Halimi !

George Soros Manipule Le Pape François !

François et Soros

Le pantin du Vatican !

Comment George Soros fait du Pape François un agent du Nouvel Ordre Mondial !

Les révélations de « Wikileaks » au sujet du milliardaire mondialiste « George Soros » n’en finissent pas de beaucoup nous apprendre sur les manipulations orchestrées par ce personnage.
Les preuves ont ainsi été apportées que « Soros » finance bien la marée migratoire vers l’Europe.

Parmi les documents rendus publics par « Wikileaks », certains montrent comment des montants sont aussi investis dans diverses organisations pour transformer l’orientation de l’Eglise catholique.

Des documents publiés par « Wikileaks » témoignent que des fonds ont été alloués au printemps 2015 pour :
« obtenir l’assentiment individuel d’évêques et leur soutien public et plus ouvert aux thèmes de la justice raciale et de l’économie, de façon à créer une masse critique d’évêques alignés sur les positions du pape ».
Ce qui confirme ainsi que les positions de François sont aussi celles souhaitées par « George Soros » et les agents du Nouvel Ordre Mondial.

« Wikileaks » livre le compte-rendu d’une réunion du bureau de l’Open Society (fondation de « George Soros ») à New York en mai 2015.
On y apprend que, dans le cadre de la préparation du voyage de François aux Etats-Unis, l’Open Society travaille avec l’un des principaux conseillers pontificaux, le cardinal « Oscar Rodriguez Maradiaga ».

Le document ajoute que l’objectif est « en apportant notre soutien à « PICO » et à ses activités, de pousser le pape à se prononcer sur les questions d’économie et de justice raciale, y compris en utilisant l’influence du cardinal « Rodriguez », proche conseiller du pape, et par l’envoi d’une délégation au Vatican au printemps ou à l’été ».

Une manœuvre machiavélique est décrite :
Donner des fonds importants à des organismes « pro famille » et y influencer les décisions afin de réorienter les objectifs de ces organismes de la défense de la famille vers le débat sur l’égalité.

La fondation de « George Soros » se félicite du nouveau discours du pape selon lequel être « pro-famille » c’est être préoccupé par l’augmentation des inégalités ».

Deux évêques américains sont cités par l’Open Society comme de bons collaborateurs pour détourner l’Église romaine de sa doctrine :
l’évêque de San Diego, Monseigneur « Robert McElroy », et l’archevêque de Chicago, Monseigneur « Blase Cupich ».

Pierre-Alain Depauw

source : http://www.medias-presse.info

 

https://lacontrerevolution.wordpress.com  du 03/09/2016

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