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Le Monde Politique De Nos Médias.

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Des journalistes pour critiquer les journalistes.

Il y a deux ans, « France Culture » créait une émission hebdomadaire pour décrypter la fabrique de l’information  à travers un sujet d’actualité, soit « comment une information est reçue, analysée, traitée, diffusée ».
L’idée était excellente !
Les journalistes allaient-ils enfin se remettre en question ?
Hélàs ! La ligne éditoriale partagée par l’ensemble de la GRANDE presse n’est jamais questionnée.
Au mieux on discute des méthodes mais on finit par les mêmes les résultats.

Frédéric Barreyre présente l’émission.
Il lance et relance les invités mais reste discret, n’étant que le faire-valoir des journalistes qui tiennent la place centrale de l’émission.
Ils viennent du « Journal du Dimanche », de « L’Obs », de  »Médiapart », de « Radio France », du« Parisien » et même de « Reporter sans frontière ».
Premier constat :
Il n’y a pas de place pour des médias alternatifs (pourtant de plus en plus lu, il serait d’ailleurs intéressant de chercher à découvrir pourquoi), à moins qu’ils ne soient « validés » par les plus grands.
C’est le cas du Bondy blog.

Ce blog est très critique envers les médias, mais ça ne gêne pas puisque ça vient des banlieues, autoflagellation oblige, nous y reviendrons.

Contrairement à ce que pourrait laisser penser la présentation de l’émission, il ne s’agit pas de remettre en cause l’angle par lequel l’information est traitée mais de discuter de la méthode.

« Il faut que les journalistes fassent attention à ce qu’ils disent », 

lance par exemple « Claude Guibal » (« France culture ») le 10 janvier, avant de préciser :

« lorsqu’ils parlent de ‘djihad’ ».

Pourquoi ?
Car il faut penser aux « musulmans qui font le djihad intérieur » que l’on risque ainsi de stigmatiser.
Une rigueur que l’on s’impose sur certains sujets uniquement, et celui-ci est une obsession.

Informer ou Rééduquer ?

Il y a également sur le plateau des sociologues, sémiologues, ou des journalistes étrangers.
-Les premiers font des analyses plus ou moins pertinentes qui sont lancées comme des paroles d’experts : on les discute rarement.
-Les seconds apportent un regard qui a le mérite de changer l’angle d’attaque.
Mais le résultat est constant : ils interviennent mais ne mènent jamais la danse.
-Les journalistes ont tendance à mettre la « crise de la presse »sur le dos de la « crise économique », sans jamais imaginer que les Français seraient peut-être prêts à lire à nouveau le journal, même contre quelques euros, s’ils n’y lisaient pas systématiquement l’inverse de ce qu’ils vivent, le contraire de ce qu’ils voient et s’ils n’avaient pas la désagréable impression d’être pris pour des « mal-pensants » à rééduquer.

Le 24 janvier, le journaliste américain indépendant « Scott Sayare » explique les différences entre les conceptions anglo-saxonne et française du journalisme et lance :

« en France, les journalistes s’érigent comme ceux qui doivent informer le public pour que le public sache comment penser ».

Aucune réaction.
La posture journalistique exécrable qui consiste à prendre son lecteur pour un élève qu’il faudrait form(at)er n’est pas remise en cause.

Les journalistes français parlent des journalistes français, et tous ont une assez haute opinion d’eux-mêmes :
Des erreurs formelles, certes, mais la ligne est la bonne.
Si les Français sont de plus en plus nombreux à s’en éloigner, c’est qu’ils n’ont rien compris.

L’idéologie,
vrai secret des sources.

La fiabilité d’une source dépend de l’information fournie.
Voici de quoi débattent les invités du 3 janvier en répondant à la question :

« Joué-lès-tours, Dijon, Nantes : les médias sont-ils allés trop vite en qualifiant les faits d’attaque djihadiste ? ».

On commence par Nantes.
« Romain Dézèque », reporter pour« France bleu Loire océan », explique comment il a traité l’affaire du «déséquilibré» qui avait foncé en voiture sur des passants du marché de Noël.

«Au début, impossible de trop savoir, on écoute les témoins », 

explique-t-il avant d’insister :

«pendant une heure, aucune info sûre puisque nous n’avons pas encore celles de la police, du préfet ou des élus locaux (…) il faut être assez prudent puisqu’on n’a que les témoignages des gens sur place ».

Plus de crédit accordé à la version officielle qu’à celle des témoins ?
Pourquoi pas ?

Les autorités annoncent finalement que le suspect a un nom«à consonance européenne» et une barbe.
Le «pas d’amalgame» est lancé, les témoins qui affirment avoir entendu «Allah Akbar» sont «démentis» (on ne saura pas par qui).
L’enquête journalistique est close.

Mais quelques minutes plus tard, l’équipe s’attaque à Joué-lès-Tours, et là on assiste à un formidable retournement de situation.
Pour « Yannick Sanchez » (« Mediapart »), le problème c’est que les témoins n’ont pas été assez écoutés et que« la version des policiers est devenue la version officielle ».

Cette fois-ci l’agresseur est burundais, musulman, et s’appelle « Bertrand Nzohabonavo ».
Les témoins, qui contestent la version de la police, deviennent nettement plus intéressants.

« Personne n’a parlé d’une altercation survenue la veille dont parlaient des témoins (…) on a conclu trop rapidement ».

Discuter la version officielle, là encore, pourquoi pas ?

Mais pourquoi ne pas l’avoir fait pour Nantes  ?
L’intérêt du témoin varie selon ce qu’il a vu, et ce sont des journalistes, chargés d’analyser leurs pratiques, qui l’énoncent clairement.

Fustiger l’Extrême-Droite,
Relativiser l’Islamisme.

« Ludovic Pauchant », venu assurer la chronique image et multimédia, parle de Joué-lès-Tours :

«Valls a conclu rapidement en parlant de danger terroriste, on avait prononcé les mots magiques pour l’extrême-droite ».

Que vient-elle faire là ?
Une question de réflexe sans doute.

« Extrême-droite » :
Terme pratique qui recouvre tous ceux qui ne croient pas les journalistes sur parole. Avec elle, nulle besoin de faire des distinctions, de préciser ou de nuancer.

Le 17 janvier, on parle des attentats, et le regard étranger est allemand.
La correspondante allemande « Nathalie Versieux » est immédiatement interrogée sur le «mouvement islamophobe» Pegida.
L’amalgame, c’est où je veux, quand je veux.
Aucune explication sur les revendications de ce mouvement, le seul problème, c’est que «les allemands connaissent mal l’islam».
Et pourquoi connaissent-ils mal l’islam ?
Parce qu’un sondage révèle que 61% d’entre eux pensent que l’islam n’est pas compatible avec l’Occident.
-Si je pense que l’islam est compatible avec les valeurs de l’Occident, je connais bien l’islam,
-si je pense l’inverse, je connais mal l’islam.
Pas question donc de remettre en cause les médias qui ont largement ignoré ce mouvement d’ampleur, c’est le mouvement lui-même qui est condamné.

Ethique Professionnelle versus
Ethique de la Responsabilité

Puis on enchaîne sur la question du «blasphème»,occasion en or pour relativiser la menace islamiste que l’on nomme à peine.
On évoque les pays dans lesquels le blasphème est puni :
« la moitié des pays dans le monde »mais l’on cite… huit pays d’Europe ! Personne pour comparer les peines encourues en pays musulmans et les peines encourues dans les pays d’Europe où existe en effet ce délit (dont la France avec l’Alsace et la Moselle).

« Christophe Deloire » (« RSF ») annonce alors le lancement d’un appel à toutes les religions pour relativiser le blasphème (étrange requête du reste).
Puisqu’on refuse d’assimiler violence et islam, on assimile violence et religion, et aucun journaliste ne juge utile de discuter ce traitement.
On précise au contraire que l’islam est «une religion de paix».
Le retournement de situation est à vrai dire spectaculaire mais l’explication d’un tel retournement ne tarde pas.

La sociologue des médias, « Isabelle Veyrat-Masson », explique en effet candidement le processus :
Les journalistes oscillent sans cesse entre «éthique professionnelle» qui oblige «à dire les faits» et «éthique de la responsabilité» qui impose de «ne pas attiser les peurs, et de ne pas faire monter le Front National, angoisse du moment».
L’actualité commande de parler d’attentats islamistes (éthique professionnelle) mais les journalistes ont intérêt à minorer le danger islamiste pour éviter la montée de «l’extrême-droite» (éthique de la responsabilité).

Autrement dit, l’éthique professionnelle oblige les journalistes à relater certains faits mais l’éthique de la responsabilité commande d’en occulter d’autres.

Grâce soit rendue à Isabelle Veyrat-Masson pour avoir souligné ce conflit éthique latent qui permet décidément de mieux comprendre le fonctionnement des médias.
Personne dans le studio pour discuter ce drôle de mélange des genres qui fait des journalistes autre chose que des journalistes : des acteurs de la vie politique à part entière.

Des Zones Interdites
à l’ « Apartheid »

Au terme d’un mois passé à discuter du traitement médiatique réservé aux attentats, l’émission se penche sur l’ « apartheid » de « Manuel Valls ».

Trois semaines plus tôt, « Alain Le Gouguec » (« RSF ») déclarait :

« On a tendance à penser que les frontières sont géographiques.
Elles peuvent être historiques, ethniques, culturelles.
Il faudrait aller derrière les murs pour voir ce qu’il se passe, on aurait peut-être compris les choses plus tôt ».

Une remarque détonante qui n’avait pas retenu l’attention.
Trois semaines plus tard, l’émission s’intitule :

«Les médias ont-ils délaissés les banlieues ?»

Dans le studio, « Patrice Trapier » (« JDD »), « Faïza Zerouala » (« Bondy Blog ») et « Elsa Vigoureux » (« L’Obs »).
Le mot «apartheid» ne gêne pas, il «faut parler de cette cassure», explique « Elsa Vigoureux ».

Trois semaines plus tôt, les invités de l’émission ridiculisaient les «zones interdites» de la chaîne américaine « FoxNews ».
Cette dernière parlait de quartiers dans lesquels s’applique la « charia » à Paris, ce qui, en effet, est largement exagéré.
Mais y a-t-il oui ou non en France des quartiers dans lesquels la police ne peut entrer, les pompiers se font caillasser et les caïds font la loi ?
Ils refusent de poser la question.

Plus tard, ils approuvent l’ «apartheid» de Valls.
La différence ?
Parler de «zones interdites» renvoie la responsabilité sur les banlieues !
Evoquer un « apartheid » revient à accuser l’Etat français.
Les journalistes choisissent la deuxième option : le coupable, c’est la France.

« Elsa Vigoureux » se lance :

«c’est normal que ce soit compliqué d’aller dans les banlieues (on aurait aimé savoir pourquoi c’était «normal»).
Mais il faut se remettre en cause : pourquoi c’est compliqué ?
Parce qu’on ne passe pas assez de temps là-bas ».

Si les banlieues sont violentes, c’est parce que les médias et les politiques n’y font pas suffisamment attention.
Les agriculteurs ou la « Manif pour Tous » seront ravis de l’apprendre.

Le « fantasme » sur les banlieues.

Ce que les médias reprochent aux médias, c’est de «fantasmer» sur les banlieues.
A l’antenne, un reportage de France 2 dans une cité de Grenoble.
Deux journalistes suivent la police qui explique :

«Il ne faut pas s’attarder sinon on se fait caillasser ».

Ce reportage aurait pu être l’occasion d’évoquer ces zones de non-droit que la presse ignore, ce sera pourtant l’occasion de taper sur les rares qui en parlent et qui «fantasment» forcément.
« Patrice Trapier » tentera plusieurs fois d’intervenir discrètement pour rappeler que la violence est réelle.
Effort vain, le journaliste se sent même obligé de préciser qu’il se fait «l’avocat du diable» comme pour s’excuser de bousculer la doxa.
« Elsa Vigoureux » excelle dans la déresponsabilisation :

« Ca fait longtemps qu’ils ne lisent plus la presse ».

Comme la plupart des Français, a-t-on envie de lui répondre.
Elle poursuit :

«Ils ont le sentiment que les hommes politiques ne les représentent pas».

Comme la plupart des Français, brûle-t-on d’ajouter.
Quelques minutes plus tard, elle enchaîne :

«On a trouvé (à Clichy-sous-bois) des jeunes de 25 ans dont le quotidien est d’aller frapper tous les matins à la porte du Pôle emploi». 

Ce qui, là encore, est malheureusement le quotidien de millions de Français qui ne brûlent pas de voitures, ne bloquent pas l’accès de leurs quartiers et ne caillassent pas les pompiers pour autant. N’y aurait-il pas dans ce cas une autre explication ?
La question ne sera pas posée.

Sur le plateau, il y a également une rédactrice du « Bondy blog » qui reproche elle aussi aux médias (puisque c’est le thème) de délaisser les banlieues.
C’est assez cocasse venant d’une jeune fille embauchée par un blog survalorisé par la grande presse, qui est censé représenter les jeunes de banlieues mais qui, de l’aveu même du directeur « Nordine Nabili », a très peu «d’audience dans les quartiers proprement dits».
Cette critique là non plus ne sera pas faite.

Il est bien sûr possible d’entendre des voix discordantes dans cette émission, mais elles n’auront jamais le dernier mot et ne dépasseront jamais certaines «limites», à moins d’être recadrées. Un exemple pour illustrer cette fausse pluralité :
Après avoir entendu la sociologue des médias expliquer que l’union sacrée du 11 janvier ne durerait pas et qu’un autre ait précisé très justement qu’on pouvait ne pas être Charlie sans défendre les djihadistes, on se dit que la que la pluralité des points de vue s’affiche enfin.
Le présentateur pose alors la question aux invités du plateau : Irez-vous manifester demain ?
Tous répondent oui, sauf un :

« Non je n’irai pas, ce serait passer sous silence la responsabilité de… »
Frédéric Barreyre reprend immédiatement le micro.

Le cœur de l’émission est constitué par plusieurs voix concordantes et majoritaires. Les journalistes invités ne sont jamais les mêmes mais le discours, lui, est le même de semaine en semaine, enfermé dans l’autisme et dans l’impuissance à comprendre l’évolution du pays et le rejet de plus en plus massif de cette information corrigée par l’idéologie « responsable » de ceux qui la produisent.

http://www.ojim.fr/  du 16/02/2015

« Si les Français sont de plus en plus nombreux à s’en éloigner, c’est qu’ILS n’ont rien compris. »
Ils ? Mais ce sont ces journalistes qui n’ont aucune compétence professionnelle réelle.
Certes les temps sont durs mais il faut choisir :
Soit on est un bon journaliste responsable objectif sans arrière-pensée politique, sans travail dans la « grande » presse peut-être, soit on retourne à l’école du vrai journalisme.
Il y a toujours les médias alternatifs qui n’ont pas eu l’honneur d’être invités.
Oserais-je parler de « discrimination » ?

Des Français Qui S’ Ignorent Charlots.

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Entretien avec Cheyenne-Marie Caron

Cette jeune femme est cinéaste.
« L’Apôtre », son sixième long métrage, sorti en octobre dernier, qui relate la conversion d’un jeune musulman – appelé à devenir imam – au christianisme, vient d’être déprogrammé à Neuilly et à Nantes à la demande expresse des autorités.
Dans la France de l’après 7-Janvier, les terroristes sont en train de gagner…

Cheyenne-Marie Caron, qui aime la France d’un amour vigilant, inquiet, a bien voulu répondre à nos questions.

« Minute » :
Pour votre cinquième long métrage, « Cheyenne-Marie », vous avez osé aborder un sujet qui fait peur : la conversion de l’islam au christianisme…
Ce beau film, où chaque image a un sens, vous l’avez intitulé « L’Apôtre ».
On peut dire que vous affichez la couleur tout de suite.
Votre œuvre est sortie sur les écrans le 1er octobre 2014.
Vous pouvez faire un premier bilan.
Comment a-t-elle été reçue par la critique ?

« Cheyenne-Marie Carron » :
Malgré la difficulté du sujet, mon film a eu un grand succès critique :
Les revues com­me « Studio », « Ciné Live », « Premiè­re », mais aussi la grande presse, « Le Canard enchaîné », « Le Monde », « Le Figaro », « La Croix », « La Vie » étaient unanimes :
le film n’est pas manichéen, il ne tente pas de montrer le monde en noir et blanc.
On a mis souvent en exergue le fait que la réalisatrice est catholique et les comédiens musulmans.
Je crois que c’est vraiment un exemple du dialogue possible entre chrétiens et musulmans.
Il y a d’ailleurs aussi une comédienne de religion juive, « Nora Krief », qui a accepté de jouer le rôle de la mère de famille musulmane.
« Minute » :
Aujourd’hui, malgré ce succès d’estime que l’on peut dire unanime, vous ne parvenez pas à passer votre film dans une salle de cinéma pour la bonne et simple raison que les salles qui avaient accepté de le mettre à l’affiche se décommandent…« C.M.C. » :
« C.M.C. » :
J’ai effectivement reçu des courriels de cinémas qui avaient été fortement incités à interdire la projection du film, et même sommés de le faire.
L’atmosphère s’est beaucoup alourdie depuis les 7 et 11 janvier.
Il y a vraiment, pour tout le monde je crois, un avant et un après l’attentat.
Et parce qu’il y a en France beaucoup de Français qui sont des Français de papier, on se croit obligés de se taire et de faire taire ceux qui tentent de témoigner de façon sincère sur des questions religieuses qui sont libres.
Ces gens qui font pression ou qui menacent ne jouent pas le jeu de la laïcité, c’est-à-dire de l’impartialité religieuse.
Je ne les juge pas mais je pense qu’ils n’aiment pas cette France et ses valeurs.
Il est grand temps de les inviter à trouver leur patrie ou leur terre de cœur ailleurs.
« Minute » :
Vous mettez en cause les musulmans ?
« C.M.C. » :
Non, pas les musulmans mais DES musulmans.
Mes comédiens sont mu­sulmans.
Mon comédien principal, qui joue le rôle du converti, est un musulman.
Il a une pratique de sa religion qui lui permet de vivre harmonieusement dans son pays, la France.
« Minute » :
Vous pensez donc que les musulmans peuvent recevoir les valeurs universelles de la laïcité ?
« C.M.C. » :
Je crois surtout qu’il est temps de cesser de penser que nos valeurs doivent être universelles.
D’autres peuvent avoir d’autres valeurs, qui ne correspondent pas du tout aux nôtres.
Et même s’il s’agit de ressortissants français, il faut leur dire qu’il y a d’autres pays où cette culture-là est possible, mais pas la France.
J’essaye d’être honnête et de tenir un discours de vérité.
Aujourd’hui, ces gens qui cherchent leurs repères dans la charia, nous faisons tous comme s’ils n’existaient pas et cela les humilie.
Cela ne peut qu’aggraver les problèmes relationnels.
C’est un des dangers du 11 janvier, cette unanimité de façade qui fait que l’on cesse de se poser des questions.
Les politiques doivent accepter de voir qu’il existe aujourd’hui sur notre sol des idéaux divergents et incompatibles entre eux.
Pour le moment, on feint de dire que tout le monde est d’accord et qu’il n’y a pas de différences. Mais c’est une attitude qui ne peut engendrer que la violence de la part de ceux qui se sentent méprisés par cette façon de gommer les différences.
« Minute » :
Mais alors que faut-il dire aux gens qui ne se retrouvent pas dans la culture occidentale et qui sont sur notre sol ?
« C.M.C. » :
Il faut reconnaître leur différence et leur dire qu’il existe d’autres pays qui réalisent leur idéal.
Pour moi, qui suis pupille de l’Etat Français, je suis particulièrement sensible à ces questions.
Pour que les gens soient productifs pour leur famille ou leur patrie, il faut qu’ils se sentent bien là où ils sont.
Moi, en tant qu’enfant abandonné, et pupille de l’état, la France est ma patrie, et je choisis d’y vivre parce que mon pays je l’aime.
Chacun doit trouver sa patrie d’élection.
Celui qui a envie de la charia ne doit pas être montré du doigt ou stigmatisé, on doit juste l’inviter à aller là où il pourra s’épanouir.
« Minute » :
Vous me surprenez :
Votre film montre une conversion mais vous n’avez pas un discours de conversion…

« C.M.C. » :
La conversion au christianisme est une belle chose.
J’ai été quant à moi baptisée à l’âge adulte et je ne vous dis pas cela comme une formule de style. Mais mon regard sur l’islam évolue.
Il faudrait un islam qui puisse permettre ce vivre ensemble avec les athées, les juifs et les chrétiens.
Le maréchal Sissi a raison sur ce point [voir le dernier numéro de « Minute », Ndlr].
Mais je suis heureuse qu’existe encore l’islam des origines.
Certes je ne pourrais pas y vivre en tant que femme, libre et catholique.
Mais quelque chose au fond de moi me fait dire : c’est bien que cela existe quelque part.
Je ne suis pas pour l’universalisme chrétien, si cela signifie la destruction des différences.
Et cela même si certaines différences nous paraissent, à nous Européens, barbares ou d’un autre âge. Je suis pour que les gens se choisissent leurs idéaux.
Moi, mes codes, c’est la France, c’est mon Eglise et la monarchie.
Mais tout le monde ne partage pas ces idéaux !
« Minute » :
Que dites-vous après trois mois d’exploitation de ce film « L’Apôtre » ?
Je suis triste :
Ce film, on l’a fait avec un budget dérisoire.
Aucun comédien n’a été payé, ni les techniciens.
On a produit une œuvre qui est réussie et je trouve triste que les politiques ne s’emparent pas de cette œuvre pour en faire un outil de discussion, de confrontation, de dialogue.
A Paris, entre le Lincoln et les Sept Parnassiens, il y a eu 7 500 entrées.
Le film est sur 74 plates-formes VOD à travers le monde.
Il sera disponible en France sur Internet à partir du 1er février.
Il sera possible de le visionner chez les principaux opérateurs, Canal play, Virgin, Orange…
« Minute » :
Vous êtes toujours optimiste, alors…
Je suis surpris que vous n’essayiez pas de vous victimiser davantage…

« C.M.C.’ :
Ecoutez, vous faites allusion à l’interdiction du film :
Je crois qu’elle est plus maladroite que méchante.

Il y a une vraie volonté de protéger les ci­toyens.
Et en même temps, cette tension montre combien nous ne sommes pas en sécurité en France.
Les services de police, en anticipant sur les problè­mes, ont été sous l’influence de ces drames…
Nous sommes dans un pays où un film qui montre la beauté de la religion catholique est interdit alors qu’un film qui montre la beauté de la religion musulmane (par exemple le film « Qu’Allah bénisse la France » qui est sorti cette année) n’a aucun problème.
« L’Apôtre » est un film qui parle d’amour.
Au lieu de l’interdire, on devrait le projeter dans les mosquées et les églises.
Les Chrétiens de France doivent se redresser.
Le combat se livre au­jourd’hui à travers la culture, les arts et aussi la politique.
Il faut avoir la prétention d’avoir des hommes politiques qui défendent l’identité chrétienne de la France.

Propos recueillis par Joël Prieur

http://www.minute-hebdo.fr/  du 27/01/2015

Je ne pense pas que cette cinéaste connaisse du coran les recoins vraiment infréquentables pour des « mécréants » ou des « traîtres » quand il s’agit de convertis…dans les écrits d’origine comme dans les suivants.
Quant à la sécurité en France… »on ne nous dit pas tout », moi je n’ai pas confiance !
En 2022, je fumerai sans doute les mauves par la racine, Mon Dieu soit loué, mais la fiction de Houellebecq se réalisera certainement avec de telles idées.

Le Coran Divise Nos Amis Allemands !

orient-occident

Opposants à Pegida ou
Manifestants de Pegida.

Les opposants à Pegida appartiennent principalement à cette violente extrême gauche néo-fasciste.
Les enfants de la lutte des classes par délinquants et immigrants interposés.
Les ennemis de la démocratie.

« Les contre manifestants de Pegida sont des [antifa], des Verts opposés à la démocratie directe » constate l’enquête de « Franz Walter », professeur de Science politique à l’université de Göttingen.

Pour l’enquête, 5,000 manifestants de Braunschweig, Duisburg et Leipzig ont été interviewés entre le 19 et 21 janvier.
628 ont accepté de répondre aux questions.

Franz Walter :

« Malgré les limites méthodologiques, nous avons obtenu une image précise de la composition et des comportements d’une portion significative » des contre-manifestants. « 58% n’ont pas d’enfants, »

Voici qui sont les opposants à Pegida :

Age

Le groupe le plus important (25%) a entre 26 et 35 ans.
Puis viennent les 46 – 55 ans (19.4%) et les 16 – 25 ans (19.3%).
Les 36 – 45 ans et les 56 – 65 ans représentent moins de 15%.

Ce qu’ils ont voté aux dernières élections fédérales

La vaste majorité des manifestants contre  »Pegida » ont voté pour les Verts (41.6%), le « SPD » socialiste (28.2%) et le « Die Linke » parti de gauche issu du parti communiste (16.8%).

Opinions politiques

A la question, quels sujets politiques ont le plus d’importance pour vous, la réponse était « solidarité » 68.8%. « Egalitarisme » (41%). « Redistribution » (35.8%) et « séparation des pouvoirs » (22.9%).

Les sujets qui reçoivent les plus faibles taux d’adhésion sont  « l’économie libre » (3.5%) et « l’intérêt national » (2%).

Démocratie directe

Un fossé sépare les manifestants de  »Pegida », très attachés à la démocratie (ce qui détruit d’ailleurs la thèse selon laquelle ce sont des néo-nazis) et les manifestants du camp opposé sur les sujets de la démocratie directe et de la participation à la démocratie.
Seulement 17% des opposants à « Pegida » affirment être convaincus des bienfaits de la démocratie directe.
Chez les supporteurs de Pegida, ils sont environ 70%.

Et si les manifestants de « Pegida »
n’étaient pas des nazis
mais d’authentiques démocrates ?

Tangible et vérifié :
Les marcheurs de « Pegida » (Patriotes européens contre l’islamisation de l’occident) qui réclament la fin de l’invasion musulmane étaient 20 000, dimanche dernier à Dresde.

Tangible et vérifié :
Aucun peuple européen n’a été consulté sur l’immigration non neutre musulmane du Maghreb, de Turquie et d’Afrique.
« Pegida » est donc l’expression de la démocratie.

Tangible et vérifié :
Dans certaines villes, certains districts, certaines régions d’Europe, la présence musulmane atteint 70% de la population.
Ce chiffre est compensé par des régions où la présence d’immigrés est quasi nulle, ce qui permet de présenter des « moyennes » à 5, 10 ou 20% rassurantes.
A 70%, l’identité et la culture traditionnelles disparaissent sans qu’aucun citoyen n’ait rien demandé.

Tangible et vérifié :
Les médias présentent les manifestants de « Pegida » comme une « agrégation de néo-nazis, de jeunes hooligans, de paumés sociaux et d’ouvriers inquiets de la montée de l’islam. »

Tangible et vérifié : tout ceci est faux, constate l’enquête de l’institut Göttingen d’étude démocratiques de l’université de Göttingen conduite auprès des manifestants de « Pegida » de Dresde :

La quasi totalité des manifestants de Pegida sont des libéraux conservateurs, et non des extrémistes.

  • « 35% ont un diplôme universitaire ; 0,6% n’ont aucun diplôme.
  • 7,1% sont des ouvriers. 
  • 37,3% ont le statut de salarié ou d’indépendants. 
  • 77% ont actuellement un emploi ; 9,2 sont des retraites.
  • 44,8% votent pour l’AFD (Alternative pour l’Allemagne) un parti eurosceptique, favorable à l’UE mais opposé à l’Euro, conservateur et adepte d’une économie libérale qui pourrait s’approcher des Républicains américains, très difficilement comparable à une extrême droite. 
  • 28,5% votent CDU/ CSU, les deux principaux partis conservateurs allemands, là encore, pas vraiment des néo-nazis.

-Avant hier, les médias niaient l’immigration.
-Hier, ils vantaient le vivre ensemble.
-Et aujourd’hui, ils affirment que les populations doivent comprendre que l’Europe est « multiculturelle. »

La prudence s’impose donc.

On doit ainsi prendre avec beaucoup de recul les « récits » des « médias » qui décrivent « Pegida » comme des nazis.
Même si, parmi eux, se trouvent d’ignobles personnes (un d’entre eux s’est fait un selfie grimé en Hitler et a été exclu du mouvement).

Lorsque, sous la plume d’un « Frédéric Martel », dans Slate – un des médias de la pensée unique – on lit :

« qui est Allemand aujourd’hui ?
Que signifie être Allemand désormais ? »
,

Il est aisé de deviner à quel camp idéologique il émarge lorsqu’il parle de « Pegida », et ce qu’il va écrire.

Lorsque le journaliste reconnait qu’il y a eu « 500.000 [immigrants] pour la seule année 2013, en quête de travail ou d’asile politique, » est-il trop superficiel pour constater qu’en Turquie le PIB a progressé de 4.5% en 2014 et 4% en 2013, et que les demandeurs d’asile ne se dirigent pas vers les riches pays arabes mais vers l’Europe islamophobe ?
Ou sert-il encore la soupe à une propagande à bout de souffle ?

Les néo-nazis ne portent pas les juifs dans leur cœur.
Pourtant, au beau milieu de la dernière manifestation de Dresde, on peut voir … un drapeau israélien

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Imaginer le même au milieu des antifas, ou des Verts antisionistes qui dénoncent Pegida…

 

Maintenant,
Choisissez votre camp !

Jean Patrick Grumberg pour « Dreuz.info ».

http://www.dreuz.info/  du 27/01/2015

C’est « Poubelle » La Vie !

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Un feuilleton  télévisuel ou « Marcel Pagnol » en Corée du Nord.

Marseille n’a jamais autant ressemblé à Beyrouth, Mossoul, Bangui ou Chicago.
Et pourtant, c’est dans une petite Provence de carton-pâte que chaque soir à 20 h 20, sur la télévision publique, « la vie est plus belle ».
Aujourd’hui, les Japonais, paraît-il, demandent aux Marseillais où se trouve le quartier du Mistral, comme on demandait jadis aux Moscovites où se trouvait le café Pouchkine chanté par Bécaud dans « Nathalie » – à la manière de Balzac mourant qui, dit la légende, appelait à son chevet le docteur « Bianchon », son médecin de papier.

À ceux de nos lecteurs qui ne connaîtraient pas « Plus belle la vie », je recommande vivement cette plongée en apnée dans une pensée unique arrosée d’huile d’olive.
Munissez-vous au préalable d’un grand verre de whisky et d’un exemplaire de Fahrenheit 451C'est , de « Ray Bradbury ».
Vous pourrez alors découvrir une galerie de personnages attachants, particulièrement « représentatifs » :
Ici, peu d’artisans, de petits employés, de chômeurs en fin de droit, mais aussi peu de financiers ou de chefs d’entreprise.
Des commerçants, des professions libérales, des profs, des journalistes.
Presque aucune famille au sens où on l’entendait autrefois :
Ce ne sont que divorces recomposables, mises en ménage hâtives et éphémères, couples homo « sympa » avec enfants adoptés issus de la diversité…
On note cependant le couple durable formé par deux policiers, un beauf raciste retourné dans le giron du politiquement correct grâce à une jolie gardienne de l’ordre d’origine algérienne…

Triomphe mou et silencieux de la classe moyenne supérieure, satisfaite d’idées simples, peu tentée par les extrêmes (forcément, dans un quartier marseillais qui ressemble à un clip du PS…) et assez peu sensible aux sujets internationaux et au temps long. En revanche, réactions épidermiques aux sujets « sociétaux », en conformité avec le catéchisme tacite de notre époque (par exemple, un épisode « spécial Charlie » tourné dans l’urgence, pour cocher la case de la respectabilité émotionnelle), messages « en l’air » conformes à la doxa médiatique (stop au libéralisme, halte à l’intolérance, vivrensemble et padamalgam, « riches de nos différences »« si t’es heureux comme ça », etc.).

Bref, dans ce quartier citoyen et solidaire, les situations se suivent et ne ressemblent à rien de connu dans les Bouches-du-Rhône.
Pas de vols à l’arraché, pas d’antisémitisme, pas de viols dans les transports, pas d’arnaques aux allocs, pas de problèmes pour les enseignants, pas de « babtous » (occidentaux) qui se font racketter, pas de voitures qui brûlent, pas de bâtiments en décrépitude, pas de doutes sur l’avenir… pas d’espérance, pas de beauté, pas d’idéaux non plus.
À ce stade, il est temps de finir votre whisky et d’ouvrir le livre que je vous ai conseillé.

Justement, dans « Fahrenheit 451″, la femme du pompier « Montag » se repaît des aventures télévisuelles d’une famille imaginaire, dont le quotidien en Technicolor lui fait oublier la grisaille du sien, crée du sens dans une vie vide, et l’empêche de lire des livres.
C’est l’occasion pour le régime de tenir en respect une population servile et lobotomisée, qui communie dans une réalité factice, et ne se révolte pas contre l’insupportable, parce qu’elle en a oublié jusqu’à l’idée.

Toute ressemblance étant fortuite, reprenez quand même un whisky.

Arnaud Florac

http://www.bvoltaire.fr/  du 26/01/2015

Ce Sont Vraiment Tous Des Charlots !

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On a évité « la Troisième Guerre mondiale avec la Chine » !

Le dernier numéro du journal d’humour et de bande dessinées ne fait pas rire tout le monde.

« Péril jaune, et si c’était déjà trop tard ? »,

nouveau petit trésor de Fluide Glacial fait jaser la presse libre et indépendante, en Chine.
La couverture a pourtant toutes les raisons d’amuser :
Une caricature de français, béret sur la tête, tire un pousse-pousse avec un couple cosmopolite en diable…

Le « Global Times » a réussi un coup de force :
Alors que l’aventure « Charlie Hebdo » continue de provoquer des vagues de protestations et des manifestations violentes, auprès d’une minorité d’excités, c’est « Fluide Glacial » qui s’attire les foudres du journal chinois, proche du Parti communiste.

Dans un éditorial, la rédaction dénonce « un acte indécent » et de soupçonner un coup médiatique, pour tenter de profiter de l’éclairage dont bénéficie la France, depuis les attentats chez Charlie Hebdo.
Et avec une certaine condescendance, on affirme :

« les grands médias américains ont tous refusé de publier de nouvelles caricatures de Charlie Hebdo.
Cela suggère qu’il est temps de prendre du recul 
».

D’ailleurs, suivant les recommandations du média, la France aurait tout intérêt à ne pas faire de la liberté d’expression sa religion.

« Personne n’a l’intention de refuser la liberté d’expression »,

peut-on lire – venant d’un média proche d’un parti politique, cela prête déjà à sourire.
Mais le « Global Times » invite tout de même la société française à faire preuve d’un peu de retenue.

« Il est plus difficile pour les musulmans de changer leur foi que pour l’Europe d’ajuster son curseur sur la liberté d’expression. »

Et d’inviter la France à arrêter les caricatures de Mahomet, tout simplement parce qu’une nouvelle guerre sainte se profilerait gentiment.
Charb leur proposerait certainement d’aller se faire « enc*ler », mais ne faisons pas trop négligemment parler les morts.

Reste donc cette couverture de « Fluide » qui fait jaser.
Or, l’affaire prend un vilain tour parce qu’un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a pris connaissance de cette couverture.
Avec un sens aigu de la diplomatie, il demande que chacun fasse preuve « d’esprit d’ouverture et d’intégration ».
Mieux : il prône la tolérance, en se « fondant sur le respect mutuel », rapporte l’AFP.

La Troisième Guerre Mondiale est évitée.
Un soulagement

Alors, pourquoi s’en être pris aux Chinois dans ce numéro ?
Yann Lindingre, joint par téléphone, nous avoue s’être terré sous son bureau, de crainte, mais soulagé :

« de savoir que la Troisième Guerre mondiale a été évitée ».

Le rédacteur en chef de « Fluide » s’amuse surtout :

« de ce qu’un proche du parti a certainement décidé de laver l’honneur du pays.
Sauf que son ambassadeur a bien dit que cette histoire lui en touchait une, sans faire bouger l’autre ».

Plus sérieusement, le numéro avait été préparé en réaction au comportement du « FIBD ».
(« Festival International de la Bande Dessinée »)

« Nous avions proposé que, pour les 40 ans de « Fluide glacial », quelque chose de particulier soit fait.
Mais les organisateurs du Festival préféraient s’occuper de la délégation chinoise.
J’ai décidé qu’on allait accueillir la délégation à notre manière
. »

Le numéro contient d’ailleurs une prophétique histoire signée « Sanlaville », qui raconte l’attaque par… un terroriste chinois de la rédaction de « Fluide ».
Un gag préparé voilà deux mois, et qui méritait bien de figurer dans ce numéro.

« On n’aurait pas fait ça pour l’occasion, pas après Charlie. »

Le problème,

« c’est que tout est regardé par le prisme des attentats, désormais.
Sauf qu’on n’est pas un journal satirique qui réagit à l’actualité.
« Charlie » et « Siné » galéraient pour survivre.
Ici, c’est notre actionnaire « Gallimard » qui nous a sorti des moments durs qu’on a vécus.
Si l’on regarde dans la rue, y a pourtant des millions de personnes qui ont envie de se marrer avec « Charlie » 
».

Alors, promouvoir les auteurs « Fluide », leur donner une belle place pour ce numéro, c’est avant tout faire vivre l’humour à la française.

« On a un savoir-faire sur le vin et le fromage :
peut-être qu’il va falloir reconnaître celui sur l’humour maintenant ?
D’ailleurs, si les Chinois avaient vraiment lu le numéro, ils se seraient marrés.
 »

Après une pause de deux secondes :

« En fait, mon édito ne les aurait peut-être pas fait trop rire… »

« Fluide » est en tout cas fier :

« d’avoir l’écho nécessaire pour faire bouger les lignes dans l’Empire du Milieu.
On aurait bien aimé faire vivre ce numéro avec un dessinateur d’humour chinois, mais on n’en a pas trouvé :
c’est un signe, non ? 
»

La production de BD chinoise,

« c’est très bien, mais les mômes, aujourd’hui, ils ont certainement plus envie de se marrer.
On a des auteurs géniaux – même ailleurs que chez « Fluide », hein – et une grande tradition d’humour. Quand les albums français tirent la langue, parce qu’ils n’ont plus la cote, proposer une grande bouffée d’humour, c’est important 
».

Un humour dont on s’attendait à ce que les organisateurs d’Angoulême puissent faire preuve.

« Nous, on demandait que le Grand Prix soit accordé à « Charlie ».
Mais les organisateurs se sont enfoncés un peu plus, en expliquant que, malgré les événements, « Charlie » ne représentait pas l’avenir ni le futur de la bande dessinée.
C’est un peu naze…
 »

Nicolas Gary pour actua-litte.com

Les ancêtres des Français étaient des Gaulois mais ce genre d’humour douteux n’a plus lieu que dans les garnisons…fort peu nombreuses sur notre sol depuis la suppression du service militaire.
A qui donc s’adresse ce genre d’humour ?

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